Maisons à la campagne : le marché repart en 2025, comment estimer votre bien ?
Après deux années de repli, les maisons à la campagne retrouvent des acheteurs. Selon les Safer, 93 450 ventes ont été signées en 2025, soit une hausse de 15 %. Le prix moyen du lot atteint 210 000 euros, en progression de 3,6 %. Cette reprise profite aux vendeurs, à condition de fixer le bon prix. En effet, les acquéreurs restent attentifs à l’état du bâti, à la performance énergétique et au terrain. Chiffres clés, tendances et méthode pour estimer votre maison rurale.
L’essentiel en 6 points
- 93 450 transactions en 2025 (+15 %), pour 44 900 hectares et 23,63 milliards d’euros.
- Prix moyen du lot : 210 000 euros (+3,6 %), pour un terrain moyen de 4 800 m².
- Des taux de crédit en baisse : 3,08 % en décembre 2025, contre 3,30 % un an plus tôt.
- Des acheteurs plus jeunes : 43 ans en moyenne, soit sept mois de moins qu’en 2024.
- Une reprise dans toutes les régions, plus forte en Nouvelle-Aquitaine, Auvergne-Rhône-Alpes et Bretagne.
- Le DPE, le terrain et les dépendances pèsent de plus en plus dans l’estimation.
Maison à la campagne : les chiffres du marché en 2025
Les Safer suivent chaque année les ventes de maisons situées en zone rurale. Elles retiennent en général les biens vendus avec moins de 5 hectares de terrain. Leur étude 2026, publiée le 21 mai, confirme un net rebond. Le marché avait en effet reculé en 2022 et 2023, puis stagné en 2024.
| Indicateur | 2025 | Évolution sur un an |
|---|---|---|
| Nombre de ventes | 93 450 | +15,0 % |
| Surface échangée | 44 900 ha | +13,9 % |
| Valeur totale | 23,63 milliards d’euros | +20,0 % |
| Prix moyen du lot | 210 000 € | +3,6 % |
| Surface moyenne du terrain | 4 800 m² | -1,0 % |
La reprise reste cependant incomplète. Le marché de l’ancien demeure en effet inférieur de 23,2 % à son pic de 2021, en nombre de ventes. Autrement dit, la dynamique est réelle, mais les volumes records de l’après-Covid ne sont pas revenus.
Pourquoi le marché repart
Des taux de crédit plus accessibles
Le premier moteur est financier. Les taux des crédits à l’habitat ont baissé tout au long de 2025. Ils atteignent 3,08 % en décembre, soit 0,22 point de moins qu’un an plus tôt. De nombreux ménages peuvent donc emprunter à nouveau.
Des prix redevenus raisonnables
Le second moteur tient aux prix. Après deux années de baisse, les maisons rurales sont redevenues abordables. Les acheteurs en ont profité. Pourtant, la hausse de 3,6 % reste mesurée. Les vendeurs ne peuvent donc pas revenir aux prix de 2021 et 2022.
Des acheteurs plus jeunes
Par ailleurs, le profil des acquéreurs change. Leur âge moyen tombe à 43 ans, en baisse de sept mois. C’est la deuxième année consécutive de rajeunissement. Ces jeunes ménages recherchent surtout une résidence principale avec du terrain. Ils se montrent en outre très attentifs au coût de l’énergie.
Où le marché progresse-t-il le plus ?
Le marché progresse dans l’ensemble des régions. Les ventes sont particulièrement nombreuses en Nouvelle-Aquitaine, en Auvergne-Rhône-Alpes et en Bretagne. À l’inverse, la reprise reste plus timide en Bourgogne-Franche-Comté et en Normandie.
Les prix, eux, varient fortement selon la localisation. Ils restent élevés autour des métropoles et sur le littoral. En revanche, ils demeurent modérés dans les zones rurales isolées. Une moyenne nationale de 210 000 euros ne dit donc rien de la valeur d’une maison précise. Pour une vision de long terme, lisez notre analyse sur l’évolution du foncier en France.
Comment estimer une maison à la campagne
Estimer une maison rurale demande plus de finesse qu’en ville. Les biens sont rarement comparables entre eux. L’expert s’appuie d’abord sur les ventes récentes du secteur. Ensuite, il ajuste la valeur selon plusieurs critères propres au bien.
Le bâti et son état
La qualité de la construction compte beaucoup. Une longère en pierre bien entretenue ne vaut pas une maison à rénover entièrement. L’expert examine notamment la toiture, les murs, l’assainissement et l’installation électrique. Le coût des travaux vient ensuite en déduction de la valeur.
La performance énergétique
Le DPE est devenu un critère central. Depuis le 1er janvier 2025, un logement classé G ne peut plus être proposé à la location. Les logements classés F suivront en 2028. Par conséquent, une passoire thermique subit une décote nette, surtout pour un acheteur investisseur. Notre fiche DPE et location détaille le calendrier.
Le terrain et les dépendances
Le terrain moyen atteint 4 800 m². Un grand jardin, un verger ou une prairie attenante ajoutent de la valeur. De même, une grange, une écurie ou un ancien atelier offrent un potentiel. Ils peuvent devenir un gîte ou un espace de travail. Consultez à ce sujet notre fiche valoriser ses dépendances.
L’environnement et l’accès
Enfin, l’environnement pèse sur le prix. La distance aux services, la desserte en fibre et la proximité d’une gare comptent de plus en plus. À l’inverse, une exploitation d’élevage voisine ou une route passante peuvent réduire l’attractivité.
📖 Avis de valeur ou expertise ?
Un avis de valeur donne une fourchette de prix rapide, utile avant une mise en vente. Une expertise produit en revanche un rapport motivé et opposable. Elle convient pour une succession, une donation, un partage ou un litige. Pour choisir, lisez notre article avis de valeur et expertise immobilière.
Vendre en 2026 : nos conseils
Le contexte reste favorable aux vendeurs réalistes. Voici les réflexes à adopter.
- Fixez un prix juste dès le départ. Un bien surévalué reste en vitrine et finit par se négocier à la baisse.
- Faites réaliser les diagnostics tôt. Un DPE connu à l’avance évite les mauvaises surprises en fin de négociation.
- Valorisez le terrain et les annexes. Précisez les surfaces, les accès et les usages possibles.
- Anticipez la fiscalité. Une résidence secondaire supporte l’impôt sur la plus-value. Voir notre fiche plus-value immobilière.
Enfin, si vous hésitez entre vendre et louer, comparez les deux options. Notre article quand et pourquoi faire évaluer son bien vous aidera à trancher. Pour une estimation détaillée, consultez aussi notre fiche estimer une maison de campagne.
Questions fréquentes
Quel est le prix moyen d’une maison à la campagne en 2025 ?
Selon les Safer, le prix moyen d’une maison à la campagne atteint 210 000 euros en 2025, en hausse de 3,6 %. Le terrain moyen vendu avec la maison mesure 4 800 m².
Le marché des maisons à la campagne est-il en hausse ?
Oui. Le nombre de ventes progresse de 15 % en 2025, avec 93 450 transactions. Le marché reste toutefois inférieur de 23,2 % à son pic de 2021.
Qui achète des maisons à la campagne ?
Les acheteurs rajeunissent pour la deuxième année consécutive. Leur âge moyen atteint 43 ans en 2025. Ils recherchent surtout une résidence principale avec du terrain.
Le DPE influence-t-il le prix d’une maison rurale ?
Oui. Depuis 2025, un logement classé G ne peut plus être mis en location, et les logements classés F suivront en 2028. Une mauvaise étiquette entraîne donc une décote, surtout auprès des investisseurs.
Comment connaître la valeur de ma maison à la campagne ?
Un expert immobilier compare votre bien aux ventes récentes du secteur. Il ajuste ensuite la valeur selon l’état du bâti, le DPE, le terrain, les dépendances et l’environnement.
Vendre, acheter ou transmettre une maison à la campagne : demandez un avis de valeur
Depuis 1980, le Cabinet DK accompagne les propriétaires à Paris, en Bretagne et en Rhône-Alpes. Nous réalisons des avis de valeur et des expertises immobilières pour une vente, une succession, une donation ou un partage. Nous gérons aussi vos biens en location et vous conseillons sur leur valorisation.
Sources : Safer, « Edition 2026 : le marché des maisons à la campagne en 2025 », Le Mag Safer, 21 mai 2026 (mag.safer.fr) ; données consultables sur le-prix-des-terres.fr. Article à jour au 9 septembre 2026.

Article Précédent
Article Suivant