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	<title>foncier &#8211; Cabinet DK</title>
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	<description>Votre gestionnaire immobilier, agricole et foncier</description>
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	<title>foncier &#8211; Cabinet DK</title>
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	<item>
		<title>Regards d&#8217;Expert : La gestion touristique des monuments historiques</title>
		<link>https://www.cabinetdk.com/regards-dexpert-la-gestion-touristique-des-monuments-historiques/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Caroline De Salins Kemlin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Feb 2026 15:46:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[foncier]]></category>
		<category><![CDATA[DRAC]]></category>
		<category><![CDATA[gestion touristique]]></category>
		<category><![CDATA[monuments historiques]]></category>
		<category><![CDATA[patrimoine]]></category>
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					<description><![CDATA[Une publication de Caroline de SALINS-KEMLIN, Expert Agricole &#38; Foncier au sein du Cabinet DK. Retrouvez l&#8217;intégralité de cette analyse dans le cahier de décembre 2025 de la Confédération des Experts Fonciers (Dossier technique n°12 : « Les biens à destination touristique et de loisir »). La France est mondialement reconnue pour la richesse de son patrimoine<br><a class="moretag" href="https://www.cabinetdk.com/regards-dexpert-la-gestion-touristique-des-monuments-historiques/">+ Lire Plus</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p data-path-to-node="3"><b data-path-to-node="3" data-index-in-node="0">Une publication de Caroline de SALINS-KEMLIN, Expert Agricole &amp; Foncier au sein du Cabinet DK.</b></p>
<blockquote data-path-to-node="4">
<p data-path-to-node="4,0"><i data-path-to-node="4,0" data-index-in-node="0">Retrouvez l&rsquo;intégralité de cette analyse dans <b data-path-to-node="4,0" data-index-in-node="46">le cahier de décembre 2025 de la Confédération des Experts Fonciers</b> (Dossier technique n°12 : « Les biens à destination touristique et de loisir »).</i></p>
</blockquote>
<hr data-path-to-node="5" />
<p data-path-to-node="6">La France est mondialement reconnue pour la richesse de son patrimoine architectural et historique. Avec près de 45 000 monuments historiques protégés, dont environ 14 000 accessibles au public, elle possède le premier parc patrimonial d&rsquo;Europe.</p>
<p data-path-to-node="7">Mais derrière cette vitrine prestigieuse se cache une réalité complexe : l&rsquo;entretien, la restauration et l&rsquo;ouverture au public représentent des charges considérables, notamment pour les propriétaires privés qui détiennent encore près de la moitié de ces édifices. Ces biens sont parfois liés à un domaine agricole, dont la gestion est assurée par des <a href="https://www.cabinetdk.com/expertise-agricole-et-fonciere/">Experts Fonciers</a>.</p>
<h3 data-path-to-node="8">I. Le cadre juridique : entre protection et obligations</h3>
<p data-path-to-node="9"><b data-path-to-node="9" data-index-in-node="0">1) Inscription et classement</b> Un monument peut bénéficier de deux degrés de protection au titre des Monuments Historiques :</p>
<ul data-path-to-node="10">
<li>
<p data-path-to-node="10,0,0"><b data-path-to-node="10,0,0" data-index-in-node="0">L’Inscription :</b> Premier degré de protection, elle offre plus de souplesse tout en imposant la conservation d’éléments remarquables. Elle est décidée par le Préfet de région.</p>
</li>
<li>
<p data-path-to-node="10,1,0"><b data-path-to-node="10,1,0" data-index-in-node="0">Le Classement :</b> Plus contraignant, il concerne les édifices d&rsquo;un intérêt public majeur. Il est décidé par le ministre de la Culture. Dans les deux cas, toute modification est soumise à l&rsquo;autorisation préalable de l&rsquo;administration (DRAC ou ABF), ce qui peut complexifier les délais et les financements.</p>
</li>
</ul>
<p data-path-to-node="11"><b data-path-to-node="11" data-index-in-node="0">2) ERP : l’accueil du public</b> Dès qu&rsquo;un site ouvre ses portes, il devient un <b data-path-to-node="11" data-index-in-node="76">Établissement Recevant du Public (ERP)</b>. Cela implique des obligations strictes en matière de sécurité incendie et d’accessibilité. Concilier ces normes avec l&rsquo;architecture ancienne est un défi qui nécessite souvent des mesures compensatoires validées par dérogation.</p>
<p data-path-to-node="12"><b data-path-to-node="12" data-index-in-node="0">3) Protection environnementale</b> Un site peut également être protégé au titre de l&rsquo;environnement et du paysage (loi de 1930). Sous la tutelle de la DREAL, ce classement interdit toute modification majeure sans autorisation spéciale du ministre chargé de l’Environnement.</p>
<h3 data-path-to-node="13">II. Un écosystème d&rsquo;acteurs complexe</h3>
<p data-path-to-node="14">Le gestionnaire doit naviguer entre plusieurs partenaires stratégiques :</p>
<ul data-path-to-node="15">
<li>
<p data-path-to-node="15,0,0"><b data-path-to-node="15,0,0" data-index-in-node="0">La DRAC :</b> Service déconcentré du ministère de la Culture, elle contrôle les travaux mais permet aussi l&rsquo;octroi de subventions.</p>
</li>
<li>
<p data-path-to-node="15,1,0"><b data-path-to-node="15,1,0" data-index-in-node="0">Les relais touristiques :</b> Offices de Tourisme, comités départementaux (CDT) et régionaux (CRT) agissent comme des hubs pour attirer les visiteurs.</p>
</li>
<li>
<p data-path-to-node="15,2,0"><b data-path-to-node="15,2,0" data-index-in-node="0">Les collectivités et associations :</b> Elles cofinancent certains projets et créent le tissu social indispensable à la vie du monument.</p>
</li>
</ul>
<h3 data-path-to-node="16">III. Les modèles économiques : rentabilité et diversification</h3>
<p data-path-to-node="17"><b data-path-to-node="17" data-index-in-node="0">1) La billetterie</b> Bien que source première de revenus, elle est rarement suffisante. La rentabilité dépend de la notoriété du site et de sa proximité avec un bassin de population important.</p>
<p data-path-to-node="18"><b data-path-to-node="18" data-index-in-node="0">2) L&rsquo;événementiel et la location</b> C&rsquo;est un levier stratégique majeur. Pour un château de taille moyenne, les coûts d&rsquo;entretien peuvent atteindre <b data-path-to-node="18" data-index-in-node="144">100 000 € par an</b>. L’événementiel (mariages, séminaires) peut représenter <b data-path-to-node="18" data-index-in-node="217">30 à 50 % du chiffre d&rsquo;affaires global</b>.</p>
<p data-path-to-node="19"><b data-path-to-node="19" data-index-in-node="0">3) Diversification des revenus</b> De nombreux sites complètent leur offre par :</p>
<ul data-path-to-node="20">
<li>
<p data-path-to-node="20,0,0">Des boutiques de produits dérivés et artisanat local.</p>
</li>
<li>
<p data-path-to-node="20,1,0">De la restauration (salons de thé, restaurants éphémères).</p>
</li>
<li>
<p data-path-to-node="20,2,0">Des expériences immersives (ex : expositions thématiques pour cibler les familles).</p>
</li>
</ul>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-468" src="https://www.cabinetdk.com/wp-content/uploads/2026/02/sully-monde.jpg" alt="" width="980" height="652" srcset="https://www.cabinetdk.com/wp-content/uploads/2026/02/sully-monde.jpg 980w, https://www.cabinetdk.com/wp-content/uploads/2026/02/sully-monde-300x200.jpg 300w, https://www.cabinetdk.com/wp-content/uploads/2026/02/sully-monde-768x511.jpg 768w" sizes="(max-width: 980px) 100vw, 980px" /></p>
<h3 data-path-to-node="21">IV. Retombées sociales et environnementales</h3>
<p data-path-to-node="22">L&rsquo;ouverture d&rsquo;un monument dynamise le territoire :</p>
<ul data-path-to-node="23">
<li>
<p data-path-to-node="23,0,0"><b data-path-to-node="23,0,0" data-index-in-node="0">Emploi :</b> Soutien aux artisans spécialisés (tailleurs de pierre, couvreurs) dont les métiers sont non délocalisables.</p>
</li>
<li>
<p data-path-to-node="23,1,0"><b data-path-to-node="23,1,0" data-index-in-node="0">Éducation :</b> Transmission de l&rsquo;histoire et des savoir-faire auprès du public scolaire.</p>
</li>
<li>
<p data-path-to-node="23,2,0"><b data-path-to-node="23,2,0" data-index-in-node="0">Écologie :</b> Utilisation de matériaux durables pour les restaurations et gestion écologique des parcs (biodiversité).</p>
</li>
</ul>
<h3 data-path-to-node="24">V. L&rsquo;Expert Foncier : chef d&rsquo;orchestre du patrimoine</h3>
<p data-path-to-node="25">Le gestionnaire — qu&rsquo;il soit le propriétaire ou un professionnel comme l&rsquo;<b data-path-to-node="25" data-index-in-node="73">Expert Foncier</b> — assure une mission plurielle :</p>
<ul data-path-to-node="26">
<li>
<p data-path-to-node="26,0,0"><b data-path-to-node="26,0,0" data-index-in-node="0">Administration et conservation :</b> Veiller au respect des normes et à l&rsquo;entretien du site.</p>
</li>
<li>
<p data-path-to-node="26,1,0"><b data-path-to-node="26,1,0" data-index-in-node="0">Médiation :</b> Faire le lien entre les institutions, les visiteurs et les partenaires privés.</p>
</li>
<li>
<p data-path-to-node="26,2,0"><b data-path-to-node="26,2,0" data-index-in-node="0">Équilibre financier :</b> Rechercher la rentabilité sans dénaturer l&rsquo;âme du lieu.</p>
</li>
</ul>
<blockquote data-path-to-node="27">
<p data-path-to-node="27,0"><i data-path-to-node="27,0" data-index-in-node="0">« Nous avons fait le choix de la diversification : visites classiques, théâtralisées, mariages, concerts et séminaires. Mais tout cela suppose une gestion fine. Le rôle du gestionnaire est de faire en sorte que le monument vive&#8230; tout en assurant son avenir pour la famille propriétaire. »</i></p>
</blockquote>
<p data-path-to-node="27,0"><img decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-467" src="https://www.cabinetdk.com/wp-content/uploads/2026/02/sully-public.jpg" alt="" width="640" height="400" srcset="https://www.cabinetdk.com/wp-content/uploads/2026/02/sully-public.jpg 640w, https://www.cabinetdk.com/wp-content/uploads/2026/02/sully-public-300x188.jpg 300w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /></p>
<h3 data-path-to-node="28">Vers une <a href="https://www.cabinetdk.com/gestion-de-propriete/">gestion patrimoniale</a> durable</h3>
<p data-path-to-node="29">La gestion des monuments historiques est l&rsquo;un des exercices les plus complexes du secteur culturel. Elle exige une expertise juridique, économique et sociale, mais aussi « du cœur ». C&rsquo;est grâce à cette vision stratégique que les monuments, loin d&rsquo;être de simples témoins du passé, deviennent des lieux vivants et rentables en vue d&rsquo;une transmission aux générations futures.</p>
<hr data-path-to-node="30" />
<p data-path-to-node="31"><b data-path-to-node="31" data-index-in-node="0">Caroline de SALINS-KEMLIN</b> <i data-path-to-node="31" data-index-in-node="26">Expert Agricole &amp; Foncier – Cabinet DK</i></p>
<p data-path-to-node="32"><i data-path-to-node="32" data-index-in-node="0">Source originale : de SALINS-KEMLIN, C. (2025). « La gestion touristique des monuments historiques : concilier patrimoine, économie et société ». Le Cahier des Experts Fonciers, n°12.</i></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La Mitoyenneté et les Servitudes : Un Équilibre Foncier au Cœur de l&#8217;Expertise Immobilière et Rurale</title>
		<link>https://www.cabinetdk.com/la-mitoyennete-et-les-servitudes-un-equilibre-foncier-au-coeur-de-lexpertise-immobiliere-et-rurale/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Caroline De Salins Kemlin]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Nov 2025 15:32:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[foncier]]></category>
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					<description><![CDATA[Source de l&#8217;article inspirant : Experts Fonciers Magazine, n°25 / septembre 2025, Confédération des Experts Fonciers (CEF). L&#8217;article complet, ainsi que d&#8217;autres numéros, est accessible sur www.experts-fonciers.com. L&#8217;expertise foncière, agricole et immobilière est intrinsèquement liée à la gestion des limites et des droits de propriété. Au centre de ces problématiques se trouvent les concepts de<br><a class="moretag" href="https://www.cabinetdk.com/la-mitoyennete-et-les-servitudes-un-equilibre-foncier-au-coeur-de-lexpertise-immobiliere-et-rurale/">+ Lire Plus</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p data-path-to-node="2"><b>Source de l&rsquo;article inspirant :</b> Experts Fonciers Magazine, n°25 / septembre 2025, Confédération des Experts Fonciers (CEF). L&rsquo;article complet, ainsi que d&rsquo;autres numéros, est accessible sur <a class="ng-star-inserted" href="https://www.experts-fonciers.com/magazine-documents/view/49" target="_blank" rel="noopener" data-hveid="0" data-ved="0CAAQ_4QMahcKEwjg6fvWv_6QAxUAAAAAHQAAAAAQGw">www.experts-fonciers.com</a>.</p>
<p data-path-to-node="3">L&rsquo;<a href="https://www.cabinetdk.com/expertise-agricole-et-fonciere/">expertise foncière, agricole et immobilière</a> est intrinsèquement liée à la gestion des limites et des droits de propriété. Au centre de ces problématiques se trouvent les concepts de <b>mitoyenneté</b> et de <b>servitudes</b>, des mécanismes juridiques qui régissent les relations de voisinage et la configuration du paysage foncier. L&rsquo;édition de septembre 2025 du magazine <i>Experts Fonciers</i> de la CEF a judicieusement consacré son dossier principal à cette thématique, soulignant la complexité et l&rsquo;importance pratique de ces notions pour les professionnels du secteur.</p>
<p data-path-to-node="4">La mitoyenneté, souvent perçue comme une simple question de mur ou de haie, est en réalité une forme sophistiquée d&rsquo;<b>indivision forcée et perpétuelle</b>. Les <a href="https://www.cabinetdk.com/peut%e2%80%91on-cloturer-sa-propriete-malgre-lexistence-dun-droit-de-passage/">servitudes</a>, quant à elles, constituent des <b>charges imposées à un fonds (fonds servant) au profit d&rsquo;un autre fonds (fonds dominant)</b>, créant des droits d&rsquo;usage et de passage essentiels, notamment en milieu rural ou forestier. Pour l&rsquo;Expert Foncier, maîtriser ces règles n&rsquo;est pas seulement une obligation légale ; c&rsquo;est la clé pour résoudre des litiges, éclairer des transactions et assurer une gestion foncière harmonieuse.</p>
<hr data-path-to-node="5" />
<h2>I. Les Servitudes de Passage : Entre Règle de Droit et Nécessité Pratique</h2>
<p data-path-to-node="7">La <b>servitude de passage</b> est sans doute l&rsquo;une des servitudes les plus courantes et les plus sujettes à contentieux. Elle se définit par la tolérance, voire l&rsquo;obligation légale, d&rsquo;un propriétaire (fonds servant) de laisser son voisin (fonds dominant) utiliser une partie de son terrain pour accéder à sa propre propriété.</p>
<h3>1. Fondements Juridiques et Classification des Servitudes</h3>
<p data-path-to-node="9">Le Code civil français est la pierre angulaire de la réglementation des servitudes, dont les distinctions terminologiques ont des conséquences majeures sur leur mode d&rsquo;établissement et d&rsquo;extinction.</p>
<h4>a. Les Éléments Constitutifs</h4>
<p data-path-to-node="11">Une servitude requiert l&rsquo;existence d&rsquo;au moins <b>deux fonds appartenant à des propriétaires distincts</b> : le fonds servant, qui subit la charge, et le fonds dominant, qui en bénéficie. L&rsquo;utilité de la servitude pour le fonds dominant est une condition <i>sine qua non</i>, permettant par exemple de le désenclaver ou de lui apporter l&rsquo;eau.</p>
<h4>b. Les Catégories de Servitudes</h4>
<p data-path-to-node="13">La classification se fait selon deux axes principaux :</p>
<ul data-path-to-node="14">
<li>
<p data-path-to-node="14,0,0"><b>Servitudes Continues et Discontinues</b> : Les servitudes <b>continues</b> s&rsquo;exercent sans l&rsquo;intervention répétée de l&rsquo;homme (ex: canalisation d&rsquo;eau apparente, servitude de vue). Les servitudes <b>discontinues</b> nécessitent l&rsquo;action de l&rsquo;homme pour être exercées (ex: servitude de passage, de puisage). La servitude de passage est, par nature, <b>discontinue</b>.</p>
</li>
<li>
<p data-path-to-node="14,1,0"><b>Servitudes Apparentes et Non Apparentes</b> : Les servitudes <b>apparentes</b> se manifestent par des ouvrages extérieurs et visibles (ex: un chemin tracé, une fenêtre). Les servitudes <b>non apparentes</b> n&rsquo;ont pas de signe extérieur visible (ex: une canalisation enterrée).</p>
</li>
</ul>
<p data-path-to-node="15">Cette classification est cruciale, car seules les servitudes <b>continues et apparentes</b> peuvent être acquises par la <b>prescription trentenaire</b> (usucapion). La servitude de passage, étant discontinue, ne peut en principe s&rsquo;établir que par <b>titre</b> (convention notariée) ou par la <b>destination du père de famille</b> dans des conditions très spécifiques.</p>
<h3>2. Modes d&rsquo;Établissement du Droit de Passage</h3>
<h4>a. La Servitude Conventionnelle (Par Titre)</h4>
<p data-path-to-node="18">C&rsquo;est le mode d&rsquo;établissement le plus simple : un accord entre propriétaires, formalisé par un <b>acte notarié</b> et publié au service de la publicité foncière. L&rsquo;acte définit l&rsquo;assiette du passage (sa localisation précise, souvent délimitée par un géomètre-expert), son étendue, ses conditions d&rsquo;usage (horaires, types de véhicules) et les modalités d&rsquo;indemnisation et d&rsquo;entretien.</p>
<h4>b. La Servitude Légale (Pour Cause d&rsquo;Enclave)</h4>
<p data-path-to-node="20">Prévue par les articles 682 à 685-1 du Code civil, la servitude pour cause d&rsquo;enclave est un droit absolu pour le propriétaire dont le fonds n&rsquo;a <b>aucune issue</b> sur la voie publique, ou une <b>issue insuffisante</b> pour une desserte complète (véhicules, engins agricoles, etc.).</p>
<ul data-path-to-node="21">
<li>
<p data-path-to-node="21,0,0"><b>Conditions</b> : Le passage doit être pris à l&rsquo;endroit où le <b>trajet est le plus court</b> pour atteindre la voie publique, tout en étant le <b>moins dommageable</b> pour le fonds servant.</p>
</li>
<li>
<p data-path-to-node="21,1,0"><b>Indemnité</b> : Le propriétaire du fonds dominant doit verser une <b>indemnité proportionnée au dommage</b> qu&rsquo;il occasionne au fonds servant.</p>
</li>
<li>
<p data-path-to-node="21,2,0"><b>Enclave par Division</b> : Si l&rsquo;enclave résulte de la division d&rsquo;un fonds, le passage doit être demandé <b>uniquement</b> sur les terrains issus de cette division.</p>
</li>
</ul>
<h4>c. La Destination du Père de Famille</h4>
<p data-path-to-node="23">Ce mode d&rsquo;établissement s&rsquo;applique lorsqu&rsquo;il est prouvé que les deux fonds actuellement divisés ont <b>appartenu au même propriétaire</b>, et que c&rsquo;est lui qui a aménagé les lieux de telle sorte que la servitude en résulte.</p>
<ul data-path-to-node="24">
<li>
<p data-path-to-node="24,0,0">Pour les servitudes <b>continues et apparentes</b>, la destination du père de famille <b>vaut titre</b>.</p>
</li>
<li>
<p data-path-to-node="24,1,0">Pour les servitudes <b>discontinues</b> (comme le passage), elle ne vaut titre que si des <b>signes apparents</b> de la servitude existaient lors de la division du fonds, et que l&rsquo;acte de division ne contient <b>aucune disposition contraire</b> à son maintien.</p>
</li>
</ul>
<h3>3. L&rsquo;Extinction des Servitudes de Passage</h3>
<p data-path-to-node="26">L&rsquo;Expert Foncier doit également connaître les causes d&rsquo;extinction d&rsquo;une servitude :</p>
<ul data-path-to-node="27">
<li>
<p data-path-to-node="27,0,0"><b>Confusion</b> : Réunion des fonds dominant et servant dans les mains du même propriétaire.</p>
</li>
<li>
<p data-path-to-node="27,1,0"><b>Renonciation</b> : Acte exprès et non équivoque du propriétaire du fonds dominant.</p>
</li>
<li>
<p data-path-to-node="27,2,0"><b>Non-usage Trentenaire</b> : La servitude s&rsquo;éteint si elle n&rsquo;est pas utilisée pendant <b>trente ans</b>.</p>
</li>
</ul>
<hr data-path-to-node="28" />
<h2>II. La Mitoyenneté : Copropriété Forcée des Ouvrages de Séparation</h2>
<p data-path-to-node="30">La <b>mitoyenneté</b> est une des figures de l&rsquo;indivision les plus spécifiques du droit immobilier. Elle ne s&rsquo;applique pas seulement aux murs, mais aussi aux haies, aux fossés, et même aux arbres plantés sur la ligne séparative.</p>
<h3>1. Le Statut de l&rsquo;Arbre et de la Haie Mitoyens</h3>
<p data-path-to-node="32">Contrairement aux idées reçues, la loi prévoit des règles claires pour les végétaux situés en limite de propriété.</p>
<h4>a. La Présomption de Mitoyenneté</h4>
<p data-path-to-node="34">L&rsquo;article 670 du Code civil pose une <b>présomption</b> :</p>
<ul data-path-to-node="35">
<li>
<p data-path-to-node="35,0,0">Les <b>arbres situés dans une haie mitoyenne sont mitoyens</b> comme la haie elle-même.</p>
</li>
<li>
<p data-path-to-node="35,1,0">Les <b>arbres plantés sur la ligne séparative</b> de deux propriétés sont présumés mitoyens.</p>
</li>
</ul>
<p data-path-to-node="36">Cette présomption implique un partage égal des <b>frais d&rsquo;entretien</b> et des <b>produits</b> (bois, fruits, etc.). La coupe ou l&rsquo;arrachage nécessite le <b>commun accord</b> des copropriétaires.</p>
<h4>b. Distinction avec les Plantations Non-Mitoyennes</h4>
<p data-path-to-node="38">Pour les arbres non mitoyens, situés à proximité de la limite, l&rsquo;article 671 du Code civil impose des <b>distances minimales de plantation</b>, sauf usages locaux contraires :</p>
<ul data-path-to-node="39">
<li>
<p data-path-to-node="39,0,0"><b>Deux mètres</b> de la ligne séparative pour les plantations de <b>plus de deux mètres de hauteur</b>.</p>
</li>
<li>
<p data-path-to-node="39,1,0"><b>Un demi-mètre</b> pour les plantations de <b>moins de deux mètres de hauteur</b>.</p>
</li>
</ul>
<p data-path-to-node="40">La non-mitoyenneté change les droits :</p>
<ul data-path-to-node="41">
<li>
<p data-path-to-node="41,0,0">Le propriétaire de l&rsquo;arbre doit l&rsquo;entretenir.</p>
</li>
<li>
<p data-path-to-node="41,1,0">Le voisin peut exiger que les branches qui avancent sur son fonds soient coupées (mais il ne peut le faire lui-même sans accord).</p>
</li>
<li>
<p data-path-to-node="41,2,0">Il a le droit de <b>couper lui-même les racines</b> qui empiètent sur son terrain, mais s&rsquo;expose à un risque de responsabilité si l&rsquo;arbre dépérit.</p>
</li>
</ul>
<h4>c. Rôle de la Prescription</h4>
<p data-path-to-node="43">La <b>prescription trentenaire</b> (article 671) joue un rôle libérateur. Un arbre qui ne respecterait pas les distances légales au jour de sa plantation, mais qui est resté en place pendant <b>trente ans</b>, ne peut plus être contraint à l&rsquo;élagage ou à l&rsquo;arrachage pour non-respect de la distance. Cette preuve de l&rsquo;âge de la plantation est une investigation typique de l&rsquo;Expert Foncier (photos aériennes, témoignages, comptage des cernes).</p>
<h3>2. Le Mur de Séparation : Statut et Obligations Partagées</h3>
<p data-path-to-node="45">Le mur de séparation entre deux fonds est l&rsquo;objet le plus emblématique de la mitoyenneté.</p>
<h4>a. Les Preuves du Statut du Mur</h4>
<p data-path-to-node="47">De la même manière que pour les végétaux, une <b>présomption de mitoyenneté</b> s&rsquo;applique aux murs entre cours, jardins, ou entre une cour et un jardin. Cependant, cette présomption peut être écartée par des preuves :</p>
<ul data-path-to-node="48">
<li>
<p data-path-to-node="48,0,0"><b>Titre de propriété</b> : Un acte notarié prouvant la propriété exclusive.</p>
</li>
<li>
<p data-path-to-node="48,1,0"><b>Indices Visibles</b> (Art. 654 C. civ.) : Si le sommet du mur est incliné d&rsquo;un seul côté, il est présumé appartenir au propriétaire du côté de la pente. Si le sommet est à <b>double pente</b>, il est présumé <b>mitoyen</b>.</p>
</li>
<li>
<p data-path-to-node="48,2,0"><b>Plan Cadastral</b> : Bien que non probant de la propriété, le cadastre indique souvent la mitoyenneté par un double trait sur la ligne séparative, contre un trait simple du côté de la parcelle pour un mur privatif.</p>
</li>
<li>
<p data-path-to-node="48,3,0"><b>Prescription Acquisitive</b> : Le fait de s&rsquo;être comporté comme le seul propriétaire du mur pendant 30 ans peut être revendiqué en justice.</p>
</li>
</ul>
<h4>b. Le Cas Particulier du Mur de Soutènement</h4>
<p data-path-to-node="50">Le mur de soutènement ne bénéficie <b>pas</b> de la présomption de mitoyenneté. Il est censé appartenir au propriétaire qui en tire le <b>profit principal</b>, c&rsquo;est-à-dire celui dont il retient les terres (le fonds supérieur). S&rsquo;il sert également de clôture pour le fonds inférieur, il peut devenir mitoyen par convention.</p>
<h4>c. Droits et Obligations des Copropriétaires</h4>
<p data-path-to-node="52">La mitoyenneté est une copropriété qui implique une égalité de charges et de droits :</p>
<ul data-path-to-node="53">
<li>
<p data-path-to-node="53,0,0"><b>Entretien et Réparation</b> : Les frais sont partagés par moitié, sauf si la dégradation est imputable à un seul propriétaire.</p>
</li>
<li>
<p data-path-to-node="53,1,0"><b>Acquisition Forcée de la Mitoyenneté</b> : La loi permet au voisin d&rsquo;exiger la mitoyenneté d&rsquo;un mur privatif (sauf s&rsquo;il est en léger retrait de la limite) en remboursant la moitié de la valeur de construction du mur et du sol utilisé.</p>
</li>
<li>
<p data-path-to-node="53,2,0"><b>Renonciation</b> : Un propriétaire peut renoncer à la mitoyenneté pour ne plus participer aux frais, sauf si le mur soutient un bâtiment lui appartenant.</p>
</li>
<li>
<p data-path-to-node="53,3,0"><b>Surélévation</b> : Un propriétaire a le droit de surélever le mur à ses frais sans l&rsquo;accord de son voisin, mais est seul responsable de cette nouvelle partie. Le voisin pourra acquérir la mitoyenneté de la partie surélevée par la suite.</p>
</li>
</ul>
<hr data-path-to-node="54" />
<h2>III. La Gestion des Chemins : Les Enjeux Fonciers en Milieu Rural et Forestier</h2>
<p data-path-to-node="56">La question des chemins est cruciale en expertise foncière, notamment en milieu agricole et forestier. Leur statut juridique détermine les droits d&rsquo;usage, les obligations d&rsquo;entretien et les possibilités d&rsquo;aliénation.</p>
<h3>1. La Distinction Fondamentale des Voies Publiques et Privées</h3>
<h4>a. Le Domaine Public</h4>
<ul data-path-to-node="59">
<li>
<p data-path-to-node="59,0,0"><b>Les Voies Communales</b> : Elles sont classées comme telles par délibération municipale et sont inaliénables et imprescriptibles. Leur entretien est assuré par la commune (ou l&rsquo;intercommunalité).</p>
</li>
</ul>
<h4>b. Le Domaine Privé des Communes</h4>
<ul data-path-to-node="61">
<li>
<p data-path-to-node="61,0,0"><b>Les Chemins Ruraux</b> : Définis par l&rsquo;article L.161-1 du Code Rural et de la Pêche Maritime, ils appartiennent au <b>domaine privé de la commune</b>, mais sont affectés à <b>l&rsquo;usage du public</b>. Contrairement aux voies communales, ils sont <b>prescriptibles et aliénables</b>. La loi 3DS (2022) a renforcé leur recensement par les communes.</p>
</li>
</ul>
<h4>c. Le Domaine Privé des Particuliers</h4>
<ul data-path-to-node="63">
<li>
<p data-path-to-node="63,0,0"><b>Les Chemins et Sentiers d&rsquo;Exploitation</b> : Ils servent <b>exclusivement</b> à la communication entre divers fonds ou à leur exploitation (agriculture, sylviculture). Ils sont présumés appartenir aux <b>propriétaires riverains</b>, chacun pour la partie qui jouxte son terrain. Leur usage est commun à tous les intéressés, mais peut être interdit au public par les propriétaires.</p>
</li>
</ul>
<h3>2. Le Processus d&rsquo;Aliénation des Chemins Ruraux</h3>
<p data-path-to-node="65">L&rsquo;Expert Foncier est souvent impliqué dans le processus d&rsquo;aliénation, lorsque des portions de chemins ruraux ont perdu leur affectation d&rsquo;origine et sont devenues inutiles au public, étant parfois intégrées <i>de facto</i> dans des propriétés privées.</p>
<h4>a. Les Conditions de la Cession</h4>
<p data-path-to-node="67">L&rsquo;aliénation (la vente) d&rsquo;un chemin rural ne peut se faire que si l&rsquo;article L.161-10 du Code Rural est respecté :</p>
<ol start="1" data-path-to-node="68">
<li>
<p data-path-to-node="68,0,0"><b>Désaffectation</b> : Le chemin ou le tronçon de chemin <b>n&rsquo;est plus affecté à l&rsquo;usage du public</b> (absence de circulation générale et réitérée, absence de surveillance et de voirie communale).</p>
</li>
<li>
<p data-path-to-node="68,1,0"><b>Enquête Publique</b> : Une enquête publique doit être réalisée <b>préalablement</b> à l&rsquo;aliénation pour recueillir l&rsquo;avis de la population.</p>
</li>
<li>
<p data-path-to-node="68,2,0"><b>Droit de Voisins</b> : Le Conseil municipal doit mettre en demeure les <b>propriétaires riverains</b> d&rsquo;acquérir les terrains attenants à leurs propriétés.</p>
</li>
</ol>
<h4>b. L&rsquo;Enquête Publique : Un Rôle Clé pour l&rsquo;Expert Foncier</h4>
<p data-path-to-node="70">L&rsquo;enquête publique, menée par un commissaire enquêteur (souvent un Expert Foncier, comme illustré dans le cas pratique du magazine), est une étape cruciale. Le commissaire enquêteur analyse le dossier et visite les lieux pour s&rsquo;assurer que l&rsquo;aliénation <b>ne nuit pas au bien public</b>.</p>
<ul data-path-to-node="71">
<li>
<p data-path-to-node="71,0,0"><b>Objectif</b> : Vérifier que la portion de chemin est bien désaffectée et que sa cession ne crée pas de <b>nouvelles enclaves</b> ou de gêne pour les riverains.</p>
</li>
<li>
<p data-path-to-node="71,1,0"><b>Exemple Concret</b> : Dans le cas du « Chemin de l&rsquo;Epine » du cas pratique, le commissaire enquêteur a donné un <b>avis favorable sous réserve de créer les servitudes de passage nécessaires</b> pour ne pas enclaver les parcelles agricoles situées en amont. Cette réserve est fondamentale pour garantir l&rsquo;équilibre foncier et la conformité au Code civil (servitude pour cause d&rsquo;enclave).</p>
</li>
</ul>
<h3>3. Les Chemins Forestiers : Une Réglementation Spécifique</h3>
<p data-path-to-node="73">En forêt, le statut du chemin dépend de la propriété du massif :</p>
<ul data-path-to-node="74">
<li>
<p data-path-to-node="74,0,0"><b>Forêts Publiques</b> : Les chemins relèvent de la gestion de l&rsquo;Office National des Forêts (ONF), qui assure leur conception, leur entretien et leur surveillance, en conciliant les usages économiques (récoltes de bois) et les usages publics (promenade, chasse).</p>
</li>
<li>
<p data-path-to-node="74,1,0"><b>Forêts Privées</b> : Les chemins sont généralement des <b>chemins d&rsquo;exploitation</b> privés et sont soumis aux règles du domaine privé. L&rsquo;accès peut être limité au public, et l&rsquo;entretien incombe aux propriétaires riverains, au prorata de leur usage.</p>
</li>
</ul>
<hr data-path-to-node="75" />
<h2>IV. L&rsquo;Expert Foncier : Le Conseiller et l&rsquo;Évaluateur au Service de l&rsquo;Équilibre Foncier</h2>
<p data-path-to-node="77">Les sujets de la mitoyenneté et des servitudes illustrent parfaitement la <b>double compétence</b> de l&rsquo;Expert Foncier : une connaissance pointue du droit de la propriété et une expertise technique de terrain.</p>
<h3>1. Le Rôle de Détermination et de Conseil</h3>
<p data-path-to-node="79">Dans le cadre d&rsquo;un litige, l&rsquo;Expert Foncier, souvent en collaboration avec un géomètre-expert pour la délimitation, intervient pour :</p>
<ul data-path-to-node="80">
<li>
<p data-path-to-node="80,0,0"><b>Qualifier le Droit</b> : Déterminer si un mur, une haie ou un passage est privatif, mitoyen, ou s&rsquo;il fait l&rsquo;objet d&rsquo;une servitude (conventionnelle, légale, ou par prescription).</p>
</li>
<li>
<p data-path-to-node="80,1,0"><b>Médiation et Solution Amiable</b> : L&rsquo;objectif premier est de trouver un <b>accord amiable</b> entre les propriétaires, en formalisant les droits et devoirs de chacun dans un acte authentique (convention de mitoyenneté ou de servitude).</p>
</li>
<li>
<p data-path-to-node="80,2,0"><b>Assistance Judiciaire</b> : En cas de désaccord persistant, l&rsquo;Expert Foncier peut être désigné par le juge pour réaliser une <b>expertise judiciaire</b> (action négatoire pour contester une servitude, action confessoire pour la faire reconnaître) et fournir un avis technique motivé.</p>
</li>
</ul>
<h3>2. La Compétence Évaluative Face à l&rsquo;Atypique</h3>
<p data-path-to-node="82">L&rsquo;évaluation est l&rsquo;autre pilier de l&rsquo;Expert Foncier. Le magazine de la CEF met en lumière l&rsquo;évaluation de biens atypiques, comme le <b>site touristique historique</b> (le blockhaus d&rsquo;Éperlecques) et la <b>détermination de la valeur de la mitoyenneté</b>.</p>
<h4>a. Évaluation d&rsquo;un Site Historique (Cas d&rsquo;Éperlecques)</h4>
<p data-path-to-node="84">L&rsquo;Expert Foncier doit innover en adaptant sa méthodologie. Dans ce cas précis, la détermination de la <b>valeur vénale</b> du foncier (41 hectares) et de l&rsquo;immobilier historique (blockhaus inscrit aux Monuments Historiques) a été réalisée par :</p>
<ul data-path-to-node="85">
<li>
<p data-path-to-node="85,0,0"><b>Méthode par Comparaison Directe</b> : Pour le foncier, en appliquant une valeur unitaire au <span class="math-inline" data-math="\text{m}^2">$\text{m}^2$</span>, puis un <b>correctif global</b> pour tenir compte du caractère atypique et de l&rsquo;unicité du site.</p>
</li>
<li>
<p data-path-to-node="85,1,0"><b>Évaluation du Fonds de Commerce</b> :</p>
<ul data-path-to-node="85,1,1">
<li>
<p data-path-to-node="85,1,1,0,0"><b>Barème Professionnel</b> : Coefficient appliqué au chiffre d&rsquo;affaires HT annuel moyen.</p>
</li>
<li>
<p data-path-to-node="85,1,1,1,0"><b>Capitalisation</b> : Coefficient multiplicateur appliqué à la capacité bénéficiaire dégagée par l&rsquo;exploitation (Excédent Brut d&rsquo;Exploitation &#8211; EBE).</p>
</li>
<li>
<p data-path-to-node="85,1,1,2,0">La <b>moyenne mathématique</b> des deux méthodes, à laquelle s&rsquo;ajoute la valorisation forfaitaire du matériel, a permis de déterminer la valeur du fonds.</p>
</li>
</ul>
</li>
</ul>
<h4>b. Valorisation de la Mitoyenneté</h4>
<p data-path-to-node="87">Lorsqu&rsquo;un voisin souhaite acquérir la mitoyenneté d&rsquo;un mur privatif, l&rsquo;Expert Foncier est sollicité pour en déterminer le prix, qui comprend :</p>
<ul data-path-to-node="88">
<li>
<p data-path-to-node="88,0,0">La <b>moitié de la valeur de la dépense de construction</b> du mur, mise à jour en fonction de son état au jour de la demande.</p>
</li>
<li>
<p data-path-to-node="88,1,0">La <b>moitié de la valeur du sol</b> sur lequel le mur est édifié.</p>
</li>
</ul>
<p data-path-to-node="89">Cette évaluation, loin d&rsquo;être un simple calcul, prend en compte l&rsquo;état physique de l&rsquo;ouvrage et le contexte juridique de l&rsquo;indivision forcée qui en découle.</p>
<hr data-path-to-node="90" />
<h2>V. Perspective d&rsquo;Avenir : La Mitoyenneté au Service du Rayonnement de la Profession</h2>
<p data-path-to-node="92">L&rsquo;éditorial de Carole LOPES, Présidente de la CEF, donne une résonance symbolique forte aux concepts juridiques étudiés. Elle utilise la <b>mitoyenneté</b> comme métaphore d&rsquo;un rapprochement stratégique entre la Confédération des Experts Fonciers (CEF) et les Experts Forestiers de France (EFF).</p>
<p data-path-to-node="93">L&rsquo;idée de voir la <b>clôture</b> devenir un <b>pont d&rsquo;opportunités communes</b> s&rsquo;inscrit dans une volonté de :</p>
<ul data-path-to-node="94">
<li>
<p data-path-to-node="94,0,0"><b>Harmoniser l&rsquo;Accessibilité aux Professions</b> : Travailler conjointement pour définir des parcours de formation et des critères d&rsquo;accès unifiés.</p>
</li>
<li>
<p data-path-to-node="94,1,0"><b>Renforcer la Représentation Ordinale</b> : Consolider la structure faîtière du Conseil National de l&rsquo;Expertise Foncière, Agricole et Forestière (CNEFAF) pour une action collective plus forte, notamment au niveau législatif et de la formation professionnelle.</p>
</li>
</ul>
<p data-path-to-node="95">Ce <b>chemin exempt de servitudes</b> (pour reprendre les termes de l&rsquo;éditorial) souligne que l&rsquo;avenir de l&rsquo;expertise foncière et forestière réside dans une synergie des compétences, où la gestion du domaine privé (foncier) et celle du domaine forestier (exploitation du bois, gestion environnementale) ne sont pas des charges mutuelles, mais des forces complémentaires. Le Congrès CEF/EFF de Tours en juin 2026 sera le symbole de cette nouvelle mitoyenneté professionnelle.</p>
<hr data-path-to-node="96" />
<h2>Conclusion : L&rsquo;Expert Foncier, Garant de la Sécurité Juridique des Limites</h2>
<p data-path-to-node="98">En conclusion, la mitoyenneté et les servitudes ne sont pas de simples notes de bas de page dans le Code civil ; elles sont les <b>règles d&rsquo;or de l&rsquo;harmonie des propriétés</b>. Qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de délimiter un droit de passage pour cause d&rsquo;enclave, de statuer sur le statut d&rsquo;un mur séparatif, ou de gérer l&rsquo;aliénation d&rsquo;un chemin rural désaffecté, l&rsquo;Expert Foncier opère à l&rsquo;intersection du droit, de l&rsquo;économie et de la topographie. Il est le garant de la <b>sécurité juridique</b> des limites et des droits d&rsquo;usage.</p>
<p data-path-to-node="99">Le Dossier du magazine <i>Experts Fonciers</i> n°25 rappelle avec force que dans un paysage où les enjeux environnementaux, l&rsquo;aménagement du territoire et la valorisation des actifs atypiques (sites historiques, foncier agricole) sont en constante évolution, la connaissance précise des mécanismes de la propriété privée est la première richesse de la profession.</p>
<p data-path-to-node="100">Souhaitez-vous approfondir un point particulier du droit de la mitoyenneté ou des servitudes, ou aimeriez-vous que je développe le rôle de l&rsquo;Expert Foncier dans les enquêtes publiques ?</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Avis de valeur et expertise immobilière : comprendre, choisir, sécuriser</title>
		<link>https://www.cabinetdk.com/avis-de-valeur-et-expertise-immobiliere-comprendre-choisir-securiser/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Caroline De Salins Kemlin]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Oct 2025 12:58:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Evaluations]]></category>
		<category><![CDATA[foncier]]></category>
		<category><![CDATA[Immobilier]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.cabinetdk.com/?p=456</guid>

					<description><![CDATA[Dans les échanges courants, on confond souvent avis de valeur et expertise immobilière. Pourtant, ces deux prestations n’ont ni le même objectif, ni le même niveau de preuve, ni les mêmes usages. Pour éviter les malentendus — et surtout pour sécuriser vos décisions — voici un guide clair et opérationnel, adapté aux patrimoines urbains et<br><a class="moretag" href="https://www.cabinetdk.com/avis-de-valeur-et-expertise-immobiliere-comprendre-choisir-securiser/">+ Lire Plus</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p3">Dans les échanges courants, on confond souvent <span class="s2"><b>avis de valeur</b></span> et <span class="s2"><b>expertise immobilière</b></span>. Pourtant, ces deux prestations n’ont <span class="s2"><b>ni le même objectif</b></span>, <span class="s2"><b>ni le même niveau de preuve</b></span>, <span class="s2"><b>ni les mêmes usages</b></span>. Pour éviter les malentendus — et surtout pour <span class="s2"><b>sécuriser vos décisions</b></span> — voici un guide clair et opérationnel, adapté aux patrimoines <span class="s2"><b>urbains</b></span> et <span class="s2"><b>ruraux</b></span> (terres agricoles, bâtiments d’exploitation, domaines mixtes).</p>
<hr />
<h2><b>1) Qu’est-ce qu’un </b><b>avis de valeur</b><b> ?</b></h2>
<h3><b>Définition</b></h3>
<p class="p3">Un <span class="s2"><b>avis de valeur</b></span> est une <span class="s2"><b>opinion argumentée</b></span> sur la valeur probable d’un bien, formulée par un professionnel (agent immobilier, conseiller, expert foncier dans un cadre non normé) <span class="s2"><b>sans mise en œuvre d’un protocole d’expertise complet</b></span>. C’est un document d’orientation pour <span class="s2"><b>se positionner sur un marché</b></span> (vente/achat), arbitrer un projet, ou établir un ordre de grandeur.</p>
<h3><b>Finalités usuelles</b></h3>
<ul>
<li>
<p class="p1">Préparer une <span class="s1"><b>mise en vente</b></span> ou un <span class="s1"><b>achat</b></span> (fourchette de prix, stratégie de commercialisation).</p>
</li>
<li>
<p class="p1">Estimer rapidement la valeur de <span class="s1"><b>parcelles agricoles</b></span>, de <span class="s1"><b>bâtiments ruraux</b></span> ou d’une <span class="s1"><b>maison</b></span> pour explorer un projet (installation, extension, cession partielle).</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Négocier</b></span> un prix ou un loyer (valeur locative indicative) dans un contexte <span class="s1"><b>amiable</b></span>.</p>
</li>
</ul>
<h3><b>Contenu type</b></h3>
<ul>
<li>
<p class="p1">Description du bien : localisation, nature du droit (pleine propriété, démembrement), surfaces, état, environnement, servitudes apparentes.</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Contexte de marché</b></span> : références récentes comparables (vendues/offertes), tendances locales.</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Méthode simple</b></span> (comparaison principalement) aboutissant à une <span class="s1"><b>fourchette</b></span> ou à un <span class="s1"><b>prix indicatif</b></span>.</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Limites et réserves</b></span> : l’avis n’est pas une expertise ; il n’engage pas comme une pièce opposable.</p>
</li>
</ul>
<h3><b>Caractéristiques clés</b></h3>
<ul>
<li>
<p class="p1"><b>Rapide</b><span class="s1">, </span><b>souple</b><span class="s1">, </span><b>peu coûteux</b><span class="s1">.</span></p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Non opposable</b></span> en principe (peu de valeur probante en justice, fiscalité, consolidation comptable).</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Fiabilité conditionnée</b></span> à l’accès à de bonnes références et à la connaissance fine du marché local.</p>
</li>
</ul>
<hr />
<h2><b>2) Qu’est-ce qu’une </b><b>expertise immobilière </b><b>?</b></h2>
<h3><b>Définition</b></h3>
<p class="p3">L’<span class="s2"><b>expertise immobilière</b></span> est une <span class="s2"><b>évaluation indépendante, motivée et documentée</b></span>, réalisée selon un <span class="s2"><b>référentiel et une déontologie</b></span> reconnus (Charte de l’expertise en évaluation immobilière, normes IVS/TEGoVA/RICS, doctrine professionnelle). Elle répond à une <span class="s2"><b>mission formalisée</b></span> et conduit à un <span class="s2"><b>rapport structuré et justifié</b></span>, destiné à éclairer une décision sensible ou à servir de <span class="s2"><b>pièce opposable</b></span> (banques, notaires, tribunaux, fiscalité).</p>
<h3><b>Finalités usuelles</b></h3>
<ul>
<li>
<p class="p1"><b>Garantie bancaire</b><span class="s1">, </span><b>comptes</b><span class="s1"> (juste valeur), </span><b>assurance</b><span class="s1">, </span><b>expropriation</b><span class="s1">, </span><b>baux (renouvellement/révision)</b><span class="s1">.</span></p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Fiscalité</b></span> : déclarations IFI, donations/successions, apports/cessions de titres, droits d’enregistrement.</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Contentieux</b></span> : liquidation de communauté, partage successoral, dommages, évictions, voisinage.</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Foncier agricole</b></span> : valeur vénale de terres et prés (libres/loués), valeur de bâtiments d’élevage, fermages, préjudices liés à servitudes, emprises, pertes de rendements, agrivoltaïsme, etc.</p>
</li>
</ul>
<h3><b>Diligences et méthodes</b></h3>
<ul>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Lettre de mission</b></span> (périmètre, hypothèses, type de valeur recherché : valeur de marché, valeur locative, valeur d’usage, valeur d’assurance…).</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Visite(s) et vérifications</b></span> : titres, urbanisme, diagnostics, baux (statut du fermage, clauses d’agrément), charges, servitudes.</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><b>Analyse de marché</b><span class="s1"> et </span><b>méthodes multi-critères</b><span class="s1"> :</span></p>
<ul>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Comparaison</b></span> (transactions réellement constatées et ajustées).</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Capitalisation des revenus</b></span> ou <span class="s1"><b>DCF</b></span> (biens locatifs/actifs d’exploitation).</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Coût de remplacement déprécié</b></span> (biens techniques/atypiques).</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Approches spécifiques agricoles</b></span> (valeur libre vs louée, potentialités agronomiques, accès à l’eau, contexte réglementaire, aides, marchés de filière).</p>
</li>
</ul>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Rapport motivé</b></span> : pièces jointes, calculs, hypothèses, limites, sensibilité.</p>
</li>
</ul>
<h3><b>Caractéristiques clés</b></h3>
<ul>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Opposable / probant</b></span> (contexte judiciaire, fiscal, bancaire).</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Encadré</b></span> déontologiquement (indépendance, impartialité, confidentialité).</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Plus long</b></span> et <span class="s1"><b>plus coûteux</b></span> qu’un avis simple — mais <span class="s1"><b>sécurisant</b></span> pour des enjeux élevés.</p>
</li>
</ul>
<hr />
<h2><b>3) Avis de valeur vs expertise : </b><b>les 7 différences qui comptent</b></h2>
<table>
<thead>
<tr>
<th>
<p class="p1"><b>Critère</b></p>
</th>
<th>
<p class="p1"><b>Avis de valeur</b></p>
</th>
<th>
<p class="p1"><b>Expertise immobilière</b></p>
</th>
</tr>
</thead>
<tbody>
<tr>
<td>
<p class="p1"><b>Objet</b></p>
</td>
<td>
<p class="p1">Opinion indicative</p>
</td>
<td>
<p class="p1">Évaluation normée et motivée</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td>
<p class="p1"><b>Cadre</b></p>
</td>
<td>
<p class="p1">Non normé</p>
</td>
<td>
<p class="p1">Normes / Chartes / Déontologie</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td>
<p class="p1"><b>Diligences</b></p>
</td>
<td>
<p class="p1">Restreintes (comparaison simple)</p>
</td>
<td>
<p class="p1">Complètes (visites, vérifs, multi-méthodes)</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td>
<p class="p1"><b>Formalisme</b></p>
</td>
<td>
<p class="p1">Document court, synthétique</p>
</td>
<td>
<p class="p1">Rapport structuré, annexes, preuves</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td>
<p class="p1"><b>Délais / coût</b></p>
</td>
<td>
<p class="p1">Rapide / modéré</p>
</td>
<td>
<p class="p1">Plus long / plus onéreux</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td>
<p class="p1"><b>Opposabilité</b></p>
</td>
<td>
<p class="p1">Faible</p>
</td>
<td>
<p class="p1">Élevée (banques, notaires, tribunaux, fisc)</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td>
<p class="p1"><b>Usages</b></p>
</td>
<td>
<p class="p1">Décision commerciale, cadrage</p>
</td>
<td>
<p class="p1">Décision sensible, engagement, contentieux</p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<hr />
<h2><b>4) Exemples concrets : </b><b>quel outil pour quelle situation ?</b></h2>
<h3><b>Quand un </b><b>avis de valeur </b><b>suffit (ou est pertinent)</b></h3>
<ul>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Mettre en vente</b></span> une maison individuelle ou une petite ferme familiale : déterminer un <span class="s1"><b>prix de mise en marché</b></span> réaliste, ajustable.</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Arbitrage rapide</b></span> : vendre une <span class="s1"><b>parcelle agricole marginale</b></span> ou conserver pour bail rural ; se donner un ordre de grandeur avant de consulter le notaire.</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Négociation amiable</b></span> : point de départ pour discuter un <span class="s1"><b>loyer</b></span> (valeur locative indicative) ou une <span class="s1"><b>indemnité</b></span> de départ dans un contexte <span class="s1"><b>non contentieux</b></span>.</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Pilotage interne</b></span> : dossier d’opportunité, <span class="s1"><b>pré-étude</b></span> (ex. projet d’agrivoltaïsme ou de diversification, avant étude détaillée).</p>
</li>
</ul>
<blockquote><p><span class="s2"><b>Attention</b></span> : dès qu’il y a <span class="s2"><b>enjeu juridique ou fiscal</b></span>, <span class="s2"><b>financement</b></span>, <span class="s2"><b>litige</b></span>, ou <span class="s2"><b>tiers</b></span> qui s’appuie sur la valeur (banque, héritier, tribunal), l’avis de valeur <span class="s2"><b>n’est plus suffisant</b></span>.</p></blockquote>
<h3><b>Quand l’ </b><b>expertise immobilière</b><b> est nécessaire</b></h3>
<ul>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Fiscalité / transmission</b></span> : IFI, <span class="s1"><b>donation/succession</b></span>, apports/cessions de titres (holding agricole, GFA, SCEA…), démembrement <span class="s1"><b>(nue-propriété/usufruit)</b></span>, <span class="s1"><b>abattements</b></span> : l’Administration peut <span class="s1"><b>contrôler</b></span>.</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><b>Bancaire / assurance</b><span class="s1"> : </span><b>garantie hypothécaire</b><span class="s1">, </span><b>valeur d’assurance</b><span class="s1"> (reconstruction), </span><b>comptes</b><span class="s1"> (juste valeur), </span><b>tests de dépréciation</b><span class="s1">.</span></p>
</li>
<li>
<p class="p1"><b>Judiciaire</b><span class="s1"> : </span><b>divorce</b><span class="s1">, </span><b>partage</b><span class="s1"> entre héritiers, </span><b>conflit bailleur/preneur</b><span class="s1">, </span><b>évaluation de préjudices</b><span class="s1"> (emprise, servitudes, dommages).</span></p>
</li>
<li>
<p class="p1"><b>Foncier agricole / rural</b><span class="s1"> :</span></p>
<ul>
<li>
<p class="p1"><span class="s1">Terres et prés </span><b>libres</b><span class="s1"> vs </span><b>loués</b><span class="s1"> (impact du </span><b>statut du fermage</b><span class="s1">, des </span><b>indices de fermage</b><span class="s1">).</span></p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Bâtiments d’exploitation</b></span> (valeur technique/fonctionnelle).</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Valorisation de revenus</b></span> (fermage, activités annexes, PAC, contrats).</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Projets énergétiques</b></span> (<span class="s1"><b>agrivoltaïsme</b></span>) : partage de valeur, risques, clauses de sortie, compatibilité agronomique.</p>
</li>
</ul>
</li>
<li>
<p class="p1"><b>Situations complexes</b><span class="s1"> : </span><b>servitudes</b><span class="s1">, </span><b>co-propriétés</b><span class="s1">, </span><b>droits d’eau</b><span class="s1">, </span><b>périmètres de protection</b><span class="s1">, </span><b>zonages environnementaux</b><span class="s1">, </span><b>ZAN</b><span class="s1"> (zéro artificialisation nette) ; marchés étroits avec peu de comparables.</span></p>
</li>
</ul>
<hr />
<h2><b>5) Comment se déroule une </b><b>expertise</b></h2>
<h2><b> de façon pratique ?</b></h2>
<ol start="1">
<li>
<p class="p1"><b>Entretien &amp; lettre de mission</b><b></b></p>
<ul>
<li>
<p class="p1">Périmètre (biens, droits), type de valeur recherchée, contexte (fiscal, judiciaire, bancaire), délai.</p>
</li>
<li>
<p class="p1">Accès aux <span class="s1"><b>documents</b></span> : titres, plans, baux, diagnostics, urbanisme, servitudes, comptabilité/loyers le cas échéant.</p>
</li>
</ul>
</li>
<li>
<p class="p1"><b>Visite(s) et vérifications</b><b></b></p>
<ul>
<li>
<p class="p1">Constat <span class="s1"><b>physique et juridique</b></span> ; relevé des éléments clés (état, surfaces, équipements, accès, eau, assainissement, conformité, contraintes).</p>
</li>
<li>
<p class="p1">En agricole : <span class="s1"><b>qualité agronomique</b></span>, structure parcellaire, irrigation, drainage, bâtiments (fonctionnalité, mise aux normes), circuits.</p>
</li>
</ul>
</li>
<li>
<p class="p1"><b>Analyses &amp; méthodes</b><b></b></p>
<ul>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Comparaison</b></span> avec des ventes <span class="s1"><b>réelles</b></span> pertinentes (ajustées).</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Capitalisation des revenus</b></span>/<span class="s1"><b>DCF</b></span> pour actifs locatifs et entreprises rurales.</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><b>Coût de remplacement déprécié</b><span class="s1"> pour actifs techniques.</span></p>
</li>
<li>
<p class="p1">Contrôle de cohérence et <span class="s1"><b>analyse de sensibilité</b></span>.</p>
</li>
</ul>
</li>
<li>
<p class="p1"><b>Rapport d’expertise</b><b></b></p>
<ul>
<li>
<p class="p1">Contexte, méthodologie, analyses, <span class="s1"><b>justification chiffrée</b></span>, <span class="s1"><b>conclusions</b></span> ; annexes probantes (références, photos, plans).</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Opposabilité</b></span> : rapport signé, impartial et indépendant.</p>
</li>
</ul>
</li>
</ol>
<hr />
<h2><b>6) Questions fréquentes</b></h2>
<p class="p4"><b>Un avis de valeur peut-il suffire pour l’IFI ou une donation ?</b><b></b></p>
<p class="p5">→ <span class="s2"><b>Non, en pratique</b></span>. L’administration peut demander des justifications. Une <span class="s2"><b>expertise</b></span> documentée est <span class="s2"><b>très fortement recommandée</b></span>, surtout en cas de montants significatifs ou de biens atypiques.</p>
<p class="p4"><b>Peut-on transformer un avis de valeur en expertise a posteriori ?</b><b></b></p>
<p class="p5">→ On peut <span class="s2"><b>ouvrir une mission d’expertise</b></span> sur la base du dossier existant, mais l’expert devra <span class="s2"><b>reprendre les diligences</b></span> (lettre de mission, visites, pièces, méthodes). Les <span class="s2"><b>conclusions</b></span> pourront <span class="s2"><b>différer</b></span> si les vérifications révèlent des éléments nouveaux.</p>
<p class="p4"><b>Qui peut réaliser une expertise ?</b><b></b></p>
<p class="p5">→ Un <span class="s2"><b>expert en évaluation immobilière</b></span> ou <span class="s2"><b>expert foncier et agricole</b></span> reconnu, formé, respectant un référentiel (Charte, IVS/TEGoVA/RICS). Pour les <span class="s2"><b>contentieux</b></span>, privilégiez un <span class="s2"><b>expert inscrit</b></span> sur une liste de <span class="s2"><b>cour d’appel</b></span> selon la nature du bien, ou un professionnel recommandé par des organismes de référence.</p>
<p class="p4"><b>Et pour un parcelle agricole louée ?</b><b></b></p>
<p class="p5">→ La valeur vénale d’une terre <span class="s2"><b>louée</b></span> diffère de celle <span class="s2"><b>libre</b></span>, compte tenu du <span class="s2"><b>statut du fermage</b></span> (durée, fermage, droits du preneur). Une <span class="s2"><b>expertise</b></span> s’impose souvent pour éviter des erreurs (et des litiges).</p>
<hr />
<h2><b>7) Comment choisir entre </b><b>avis de valeur</b><b> et </b><b>expertise ?</b></h2>
<ul>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Montant et enjeu</b></span> : plus l’enjeu financier/juridique est élevé, plus l’<span class="s1"><b>expertise</b></span> est indiquée.</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Tiers concernés</b></span> : banque, notaire, administration, tribunal → <span class="s1"><b>expertise</b></span>.</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Objectif</b></span> : orientation commerciale → <span class="s1"><b>avis</b></span> ; décision engageante → <span class="s1"><b>expertise</b></span>.</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Complexité</b></span> : bien atypique, rural/industriel, contraintes juridiques → <span class="s1"><b>expertise</b></span>.</p>
</li>
</ul>
<blockquote><p><span class="s2"><b>Règle d’or</b></span> : si vous devez <span class="s2"><b>convaincre un tiers</b></span> (banque, fisc, héritier, juge), <span class="s2"><b>passez à l’expertise</b></span>.</p></blockquote>
<hr />
<h2><b>8) Exemples concrets (urbain &amp; rural)</b></h2>
<h3><b>Urbain / résidentiel</b></h3>
<ul>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Vente d’une maison en périurbain</b></span> : <span class="s1"><b>avis de valeur</b></span> pour positionner le prix et ajuster la stratégie ; <span class="s1"><b>expertise</b></span> si le bien est atypique (division parcellaire, servitude, mitoyenneté litigieuse) ou dans un <span class="s1"><b>contexte successoral</b></span> sensible.</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>IFI</b></span> : portefeuille de logements loués à Paris et Lyon → <span class="s1"><b>expertise</b></span> (valeur vénale occupée, rendement, références, opposabilité).</p>
</li>
</ul>
<h3><b>Rural / agricole</b></h3>
<ul>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Cession d’un tènement agricole</b></span> (terres + hangar) dans un contexte <span class="s1"><b>amiable</b></span> : <span class="s1"><b>avis de valeur</b></span> pour cadrer la négociation ; <span class="s1"><b>expertise</b></span> pour formaliser la valeur vénale (libre/louée) si un <span class="s1"><b>bail rural</b></span> existe ou si une <span class="s1"><b>banque</b></span> finance la reprise.</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Agrivoltaïsme</b></span> : projet de bail long terme avec opérateur → <span class="s1"><b>expertise</b></span> pour évaluer l’impact sur la valeur, la juste répartition de la rémunération, les <span class="s1"><b>clauses de sortie</b></span>.</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Partage successoral</b></span> d’un domaine mixte (terres, bois, bâtiments) : <span class="s1"><b>expertise</b></span> multi-méthodes pour sécuriser la distribution entre héritiers et éviter la contestation.</p>
</li>
</ul>
<hr />
<h2><b>9) Ce que nous faisons au </b><b>Cabinet DK</b></h2>
<p class="p5">Notre rôle est d’être <span class="s2"><b>à vos côtés</b></span>, du premier cadrage à la décision engageante :</p>
<ul>
<li>
<p class="p1"><b>Avis de valeur</b><span class="s1"> : rapide et opérationnel pour </span><b>tester un prix</b><span class="s1">, </span><b>préparer une vente</b><span class="s1">, </span><b>négocier</b><span class="s1">.</span></p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Expertise immobilière &amp; foncière</b></span> : mission <span class="s1"><b>indépendante et documentée</b></span>, conforme aux <span class="s1"><b>standards</b></span> ; <span class="s1"><b>opposable</b></span> pour la banque, le notaire, l’administration ou le juge.</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Périmètre agro/rural</b></span> : terres et prés <span class="s1"><b>libres/loués</b></span>, bâtiments d’exploitation, domaines mixtes, <span class="s1"><b>servitudes</b></span>, baux (statut du <span class="s1"><b>fermage</b></span>), évaluations en contexte de <span class="s1"><b>transmission</b></span> ou <span class="s1"><b>contentieux</b></span>.</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Conseil stratégique</b></span> : arbitrages (vendre/conserver), valorisation (diversification, <span class="s1"><b>énergie</b></span>), gestion des risques (climat, eau, ZAN), <span class="s1"><b>traçabilité</b></span> pour les dossiers sensibles.</p>
</li>
</ul>
<hr />
<h2><b>10) À retenir</b></h2>
<ul>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Avis de valeur</b></span> = <span class="s1"><b>opinion indicative</b></span> pour se repérer et décider <span class="s1"><b>vite</b></span> dans un contexte <span class="s1"><b>amiable</b></span>.</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><b>Expertise</b><span class="s1"> = </span><b>évaluation normée</b><span class="s1"> pour </span><b>sécuriser</b><span class="s1"> une décision </span><b>sensible</b><span class="s1">, </span><b>convaincre un tiers</b><span class="s1"> et </span><b>éviter les litiges</b><span class="s1">.</span></p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1">En </span><b>rural/agricole</b><span class="s1">, la différence de valeur </span><b>libre vs louée</b><span class="s1">, les </span><b>baux</b><span class="s1">, les </span><b>servitudes</b><span class="s1"> et les </span><b>projets énergétiques</b><span class="s1"> rendent l’</span><b>expertise</b><span class="s1"> souvent </span><b>indispensable</b><span class="s1">.</span></p>
</li>
</ul>
<p class="p5">Besoin d’un <span class="s2"><b>conseil immédiat</b></span> pour un projet de vente, une transmission, un financement ou un dossier agricole ? Parlez-nous de votre situation : nous vous proposerons <span class="s2"><b>la bonne prestation au bon moment</b></span>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Fermages 2025 et taxes foncières : ce qui change pour les propriétaires et les preneurs</title>
		<link>https://www.cabinetdk.com/fermages-2025-et-taxes-foncieres-ce-qui-change-pour-les-proprietaires-et-les-preneurs/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Caroline De Salins Kemlin]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 05 Sep 2025 08:21:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[foncier]]></category>
		<category><![CDATA[Taxe et impots]]></category>
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					<description><![CDATA[L’année 2025 apporte deux évolutions majeures pour le monde rural : La publication de l’indice national des fermages fixé à 123,06 ; La modification de la répartition de la taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFNB), avec un dégrèvement porté de 20 % à 30 % au profit du preneur. L’indice national des fermages<br><a class="moretag" href="https://www.cabinetdk.com/fermages-2025-et-taxes-foncieres-ce-qui-change-pour-les-proprietaires-et-les-preneurs/">+ Lire Plus</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>L’année 2025 apporte deux évolutions majeures pour le monde rural :</p>
<ol>
<li>La publication de l’indice national des fermages fixé à 123,06 ;</li>
<li>La modification de la répartition de la taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFNB), avec un dégrèvement porté de 20 % à 30 % au profit du preneur.</li>
</ol>
<p><strong>L’indice national des fermages 2025</strong></p>
<p>Conformément aux dispositions légales, l’indice national des fermages est actualisé chaque année et sert de référence pour la fixation des loyers des terres nues et des bâtiments d’exploitation agricole.</p>
<p>Pour la campagne en cours (1er octobre 2024 – 30 septembre 2025), l’indice a été fixé à 123,06. Une légère augmentation de +0,42% par rapport au deux dernières années. Cette évolution reflète l’augmentation du revenu brut d’exploitation agricole et celle du niveau général des prix.</p>
<p><strong>Taxes foncières : un dégrèvement accru pour le preneur</strong></p>
<p>Depuis 2006, les terres agricoles bénéficient d’un dégrèvement de 20 % de la TFNB, imputé directement au locataire. La loi n°2025-127 du 14 février 2025 fait évoluer ce dispositif en portant ce dégrèvement à 30 % ￼.</p>
<p>Conséquences pratiques :</p>
<ul>
<li>Pour le bailleur : aucun impact direct, puisqu’il continue à régler 70 % du montant affiché sur son avis d’imposition (contre 80 % auparavant).</li>
<li>Pour le preneur : le bénéfice est significatif, avec une baisse de sa charge fiscale. Le calcul de répartition évolue :</li>
<li>Si le bail prévoyait un remboursement inférieur à 30 %, le fermage doit être ajusté à la baisse, selon un coefficient correcteur (1,43).</li>
<li>Si le bail fixait un remboursement exact de 30 %, le preneur n’a plus à reverser cette part au propriétaire.</li>
<li>Si le bail prévoyait plus de 30 %, le preneur rembourse désormais uniquement la différence corrigée.</li>
</ul>
<p>Ces nouvelles règles visent à mieux équilibrer la charge fiscale entre bailleurs et exploitants, tout en tenant compte des réalités économiques du secteur agricole.</p>
<p><strong>Quelles implications pour les exploitants et les propriétaires ?</strong></p>
<p>Ces évolutions invitent à une vigilance particulière dans la gestion des baux ruraux :</p>
<ul>
<li>Ajustement du montant des fermages pour respecter la nouvelle référence d’indice ;</li>
<li>Vérification des clauses des baux concernant la répartition des taxes, afin d’appliquer correctement la réforme.</li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p><img decoding="async" class="aligncenter wp-image-450 size-large" src="https://www.cabinetdk.com/wp-content/uploads/2025/09/schema_degrevement_tfnb-1024x768.png" alt="" width="1024" height="768" srcset="https://www.cabinetdk.com/wp-content/uploads/2025/09/schema_degrevement_tfnb-1024x768.png 1024w, https://www.cabinetdk.com/wp-content/uploads/2025/09/schema_degrevement_tfnb-300x225.png 300w, https://www.cabinetdk.com/wp-content/uploads/2025/09/schema_degrevement_tfnb-768x576.png 768w, https://www.cabinetdk.com/wp-content/uploads/2025/09/schema_degrevement_tfnb-1536x1152.png 1536w, https://www.cabinetdk.com/wp-content/uploads/2025/09/schema_degrevement_tfnb.png 1600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></p>
<p><strong>Le rôle de l’accompagnement</strong></p>
<p>Pour les propriétaires comme pour les exploitants, ces ajustements réglementaires soulignent l’importance d’un accompagnement expert. Au Cabinet DK, nous aidons nos clients à :</p>
<ul>
<li>Calculer et appliquer les évolutions des fermages ;</li>
<li>Vérifier la conformité des baux aux nouvelles règles fiscales ;</li>
<li>Sécuriser la relation bailleur-preneur dans la durée.</li>
</ul>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Évolution du foncier en France (2005-2025)</title>
		<link>https://www.cabinetdk.com/prix-du-foncier-2022-2025-habitat-tertiaire-et-agricole-bilan-chiffre-perspectives-a-20-ans/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Caroline De Salins Kemlin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 Aug 2025 12:35:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Evaluations]]></category>
		<category><![CDATA[foncier]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.cabinetdk.com/?p=435</guid>

					<description><![CDATA[Habitation, agricole et immobilier d’entreprise : 20 ans de mutations, que prévoir pour 2045 ? 1) Ce que l’on appelle « foncier » (et pourquoi il ne se comporte pas partout pareil) Par « foncier », on entend le sol et les droits qui y sont attachés. Selon l’usage et les réglementations, on distingue trois<br><a class="moretag" href="https://www.cabinetdk.com/prix-du-foncier-2022-2025-habitat-tertiaire-et-agricole-bilan-chiffre-perspectives-a-20-ans/">+ Lire Plus</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h2><b>Habitation, agricole et immobilier d’entreprise : 20 ans de mutations, que prévoir pour 2045 ?</b></h2>
<h2><b>1) Ce que l’on appelle « foncier » (et pourquoi il ne se comporte pas partout pareil)</b></h2>
<p class="p1">Par « foncier », on entend le <span class="s1"><b>sol</b></span> et les <span class="s1"><b>droits qui y sont attachés</b></span>. Selon l’usage et les réglementations, on distingue trois grands univers :</p>
<ul>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Foncier d’habitation (terrains à bâtir)</b></span> : parcelles destinées à la construction de maisons individuelles (souvent observées via l’enquête publique EPTB/SDES) ;</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Foncier agricole</b></span> : terres et prés (libres ou loués), vignes, forêts ; suivi par le SSP/Agreste et la Safer ;</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Foncier commercial/immobilier d’entreprise</b></span> : moins observé en « prix du terrain nu », mais largement suivi via la <span class="s1"><b>valeur des actifs</b></span> (capitals values, yields) dans les indices <span class="s1"><b>MSCI/IPD</b></span>, et par les grands acteurs (BNP RE, CBRE…).</p>
</li>
</ul>
<p class="p1">Chaque marché répond à des <span class="s1"><b>mécaniques différentes</b></span> : démographie, coût et disponibilité du crédit, <span class="s1"><b>urbanisme et ZAN</b></span> (zéro artificialisation nette), CAP/PAC et prix agricoles, logistique des chaînes de valeur, mutations de l’emploi et du télétravail, etc. La même décennie peut donc « pousser » un segment et en <span class="s1"><b>déprimer</b></span> un autre.</p>
<hr />
<h2><b>2) Méthode et sources (indépendantes et publiques)</b></h2>
<p class="p1">Nous croisons :</p>
<ul>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>SDES (Ex-CGDD, Ministère)</b></span> : « Le prix des terrains et du bâti pour les maisons individuelles en 2023 » (publication décembre 2024). Document de référence sur <span class="s1"><b>le prix/m² des terrains à bâtir, la valeur moyenne du lot et la surface moyenne acquise</b></span>.<span class="Apple-converted-space">  </span></p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Agreste/SSP (Ministère de l’Agriculture)</b></span> : « Valeur vénale des terres en 2023 » (publication et données détaillées) ; évolutions par <span class="s1"><b>terres et prés</b></span>, vignes, etc.<span class="Apple-converted-space">  </span></p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Safer</b></span> : « Les marchés fonciers ruraux 2023 » (mise à jour 2024) et fiches tendances ; niveaux de prix nationaux (terres et prés libres : <span class="s1"><b>6 200 €/ha</b></span> en 2023, +1,5 %).<span class="Apple-converted-space">  </span></p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>MSCI Real Assets</b></span> : annonces officielles France (préviews et bilans) pour la <span class="s1"><b>croissance du capital</b></span> (offices) 2022-2024 (-2,4 % en 2022 ; -12,3 % en 2023 ; -3,3 % en 2024 – standing investments).<span class="Apple-converted-space">  </span></p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Notaires de France</b></span> : billets conjoncturels sur <span class="s1"><b>la chute des ventes de terrains à bâtir</b></span> en 2023-2024, utile pour relier volumes et prix.<span class="Apple-converted-space">  </span></p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>ZAN (Zéro Artificialisation Nette)</b></span> : cap 2050 (Loi Climat et Résilience 2021) et palier 2030/2031 (-50 % de consommation d’ENAF), documents de référence Vie-publique, Ministère, Cerema.<span class="Apple-converted-space">  </span></p>
</li>
</ul>
<blockquote><p><span class="s1"><b>Note sur les séries</b></span> : pour le foncier d’habitation, nous nous appuyons sur des <span class="s1"><b>points d’ancrage</b></span> (2006, 2022, 2023) documentés par le SDES ; pour le foncier agricole, des jalons (2005, 2010, 2016, 2023) Agreste/Safer ; pour l’immobilier d’entreprise, les <span class="s1"><b>variations de capital</b></span> (MSCI) 2022-2024 illustrent le retournement récent. Les dynamiques détaillées par sous-marché (métropoles, littoral, viticulture, retail vs logistique…) sont plus fines mais dépassent le cadre d’un dossier généraliste.</p></blockquote>
<hr />
<h2><b>3) Foncier d’habitation (terrains à bâtir) : 20 ans entre ruée, étalement… et ZAN</b></h2>
<h3><b>3.1. Deux décennies structurées par le crédit et l’urbanisme</b></h3>
<ul>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>2005-2011 : cycle haussier</b></span> alimenté par l’accession, les revenus des ménages, l’offre de lotissements en périphérie.</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>2012-2016</b></span> : tassement post-crise ; ajustements sur la <span class="s1"><b>surface moyenne</b></span> des lots (optimisation budgétaire) ; amélioration énergétique du bâti (RE 2012).</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>2017-2021</b></span> : taux très bas → regain d’appétit, surtout en périurbain et zones détendues.</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>2022-2024</b></span> : choc de taux et <span class="s1"><b>chute des volumes</b></span> ; <span class="s1"><b>prix au m²</b></span> soutenus par la rareté (urbanisme, ZAN qui s’installe), <span class="s1"><b>valeur de lot</b></span> moins dynamique, <span class="s1"><b>surface moyenne</b></span> en baisse (arbitrage des ménages).</p>
</li>
</ul>
<h3><b>3.2. Les chiffres-clés récents (source SDES)</b></h3>
<ul>
<li>
<p class="p1"><b>Prix moyen du terrain (€/m²)</b><span class="s1"> France métropolitaine : </span><b>≈ 100 €/m² en 2023</b><span class="s1">, en </span><b>hausse de 8,8 %</b><span class="s1"> vs 2022. Dans le même temps, la </span><b>surface moyenne</b><span class="s1"> baisse </span><b>d’environ 3 %</b><span class="s1"> à </span><b>≈ 949 m²</b><span class="s1">. La </span><b>valeur d’achat moyenne du lot</b><span class="s1"> monte à </span><b>≈ 95 400 €</b><span class="s1"> (+5,5 %). Le terrain pèse </span><b>près d’un tiers</b><span class="s1"> du coût total maison + terrain.<span class="Apple-converted-space">  </span></span></p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1">Les hausses 2023 sont </span><b>très contrastées</b><span class="s1"> selon la taille des marchés et les régions </span><b>(progression dans toutes les régions hors Île-de-France, et jusqu’à ~16 % dans les petites villes)</b><span class="s1">.<span class="Apple-converted-space">  </span></span></p>
</li>
</ul>
<h3><b>3.3. Volumes : un « trou d’air » 2023-2024</b></h3>
<p class="p1">Les <span class="s1"><b>transactions de terrains à bâtir</b></span> ont nettement reculé : sur 12 mois, de <span class="s1"><b>~75 000 ventes au T2-2023 à ~43 000 au T3-2024</b></span> (-~50 %). Les Notaires pointent le resserrement du crédit et les annonces sur le PTZ (maison individuelle moins bien éligible), qui ont refroidi la demande.<span class="Apple-converted-space">  </span></p>
<h3><b>3.4. Lecture économique</b></h3>
<ul>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Le prix au m²</b></span> progresse (rareté foncière, contraintes d’urbanisme, coûts de viabilisation), mais la <span class="s1"><b>valeur du lot</b></span> dépend du <span class="s1"><b>m² × surface</b></span> : quand la surface recule, la facture totale n’explose pas autant que le m².</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>ZAN</b></span> (objectif 2050, -50 % d’ENAF d’ici 2030/31) agit comme <span class="s1"><b>frein structurel</b></span> à la consommation d’espaces : les communes recadrent leurs documents d’urbanisme, <span class="s1"><b>densifient</b></span>, privilégient le <span class="s1"><b>recyclage foncier</b></span> (friches), ce qui raréfie les terrains « neufs ».<span class="Apple-converted-space">  </span></p>
</li>
</ul>
<hr />
<h2><b>4) Foncier agricole : un actif rare, régulé, encore résilient</b></h2>
<h3><b>4.1. Vingt ans de hausse « raisonnée »</b></h3>
<ul>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>2005</b></span> : l’hectare de terres et prés libres se valorise en moyenne <span class="s1"><b>≈ 3 880 €/ha</b></span> (France entière, prix courants).</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><b>2010</b><span class="s1"> : </span><b>≈ 5 230 €/ha</b><span class="s1"> ;</span></p>
</li>
<li>
<p class="p1"><b>2016</b><span class="s1"> : </span><b>≈ 5 660 €/ha</b><span class="s1"> ;</span></p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>2023</b></span> : <span class="s1"><b>≈ 6 200 €/ha</b></span> (+1,5 % en un an, progression modérée). Ces niveaux sont publiés par le SSP/Agreste et consolidés par la Safer (marchés ruraux).<span class="Apple-converted-space">  </span></p>
</li>
</ul>
<blockquote><p><span class="s1"><b>À retenir</b></span> : sur 20 ans, le foncier agricole a connu une <span class="s1"><b>hausse régulière</b></span>, sans flambée hors cas particuliers (vignes AOP d’excellence), tiraillé par : revenus agricoles (volatils), politiques publiques (PAC), exodes/retours, <span class="s1"><b>pression extra-agricole</b></span> (énergie, infrastructures), et désormais <span class="s1"><b>ZAN</b></span>.</p></blockquote>
<h3><b>4.2. Mécanismes clés</b></h3>
<ul>
<li>
<p class="p1"><b>Statut du fermage</b><span class="s1">, </span><b>contrôles Safer</b><span class="s1">, </span><b>préfèrences de transmission</b><span class="s1"> : ces freins « limitent » la spéculation, mais </span><b>resserrent l’offre</b><span class="s1">.</span></p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Investisseurs familiaux</b></span> et <span class="s1"><b>collectifs</b></span> (GFA, GFV…), grandes exploitations, coopératives : demande diversifiée, au-delà de la seule « terre pour produire ».</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Transition agroécologique</b></span> : prime aux <span class="s1"><b>parcelles bien drainées</b></span>, à l’<span class="s1"><b>accès à l’eau</b></span>, au potentiel <span class="s1"><b>carbone</b></span> (label bas-carbone), à l’<span class="s1"><b>agrivoltaïsme</b></span> (dans le respect des cadres).</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Écart villes-campagnes</b></span> : proximité des métropoles = pression foncière plus forte (concurrences d’usage, logistique, franges urbaines).</p>
</li>
</ul>
<h3><b>4.3. Niveaux 2023 confirmés</b></h3>
<ul>
<li>
<p class="p1"><b>Terres et prés libres</b><span class="s1"> : </span><b>6 200 €/ha</b><span class="s1"> (+1,5 %) ; </span><b>loués</b><span class="s1"> : </span><b>5 120 €/ha</b><span class="s1"> (+1,4 %) ; </span><b>forêts</b><span class="s1"> : </span><b>4 750 €/ha</b><span class="s1"> (+5,2 %) ; </span><b>vignes AOP</b><span class="s1"> : </span><b>153 500 €/ha</b><span class="s1"> (+1,5 %).<span class="Apple-converted-space">  </span></span></p>
</li>
</ul>
<hr />
<h2><b>5) Immobilier d’entreprise (bureaux, retail/logistique) : du « tout-taux-bas » à la normalisation</b></h2>
<p class="p1">Le « foncier commercial » se mesure rarement en €/m² de terrain nu. Les <span class="s1"><b>indices d’investissement</b></span> (valeur des actifs) décrivent mieux la dynamique : <span class="s1"><b>rendements/valeurs</b></span>, <span class="s1"><b>absorption</b></span>, <span class="s1"><b>vacance</b></span>, <span class="s1"><b>capex ESG</b></span>. Depuis 2022, le retournement est clair :</p>
<ul>
<li>
<p class="p1"><b>MSCI France – croissance du capital (bureaux)</b><span class="s1"> : </span><b>-2,4 % en 2022</b><span class="s1">, </span><b>-12,3 % en 2023</b><span class="s1">, </span><b>-3,3 % en 2024</b><span class="s1"> (standing investments).<span class="Apple-converted-space">  </span></span></p>
</li>
<li>
<p class="p1"><b>Volumes de transactions</b><span class="s1"> : </span><b>France &amp; Allemagne en retrait en 2024</b><span class="s1">, quand le RU montrait une amorce de rebond ; </span><b>écarts d’attentes prix</b><span class="s1"> et financement plus cher.<span class="Apple-converted-space">  </span></span></p>
</li>
</ul>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Lecture</b></span> : décompression des rendements (hausse), <span class="s1"><b>valeurs en baisse</b></span> (capital growth négatif), surtout sur les <span class="s1"><b>bureaux</b></span> à obsolescence énergétique/usage (télétravail, reconfigurations). Logistique et commerces « prime » ont mieux résisté selon localisation/qualité, mais <span class="s1"><b>l’ESG</b></span> (DPE tertiaire, décret tertiaire) rebat les cartes : le <span class="s1"><b>coût de mise à niveau</b></span> devient <span class="s1"><b>prixé dans les deals</b></span>.</p>
<hr />
<h2><b>6) Tableaux &amp; graphiques (points d’ancrage)</b></h2>
<h3><b>6.1. Foncier d’habitation – terrains à bâtir (France)</b></h3>
<ul>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Prix moyen du terrain (€/m²)</b></span> : 55 (2006) → 99-100 (2023)</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Valeur moyenne du lot (€/lot)</b></span> : 90 400 (2022) → 95 400 (2023)</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Surface moyenne</b></span> : ≈ 949 m² (2023), en baisse</p>
</li>
</ul>
<blockquote><p>Sources : SDES – EPTB 2023 (publication 18/12/2024).<span class="Apple-converted-space">  </span></p></blockquote>
<p class="p1"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-large wp-image-442" src="https://www.cabinetdk.com/wp-content/uploads/2025/08/image3-1024x635.png" alt="" width="1024" height="635" srcset="https://www.cabinetdk.com/wp-content/uploads/2025/08/image3-1024x635.png 1024w, https://www.cabinetdk.com/wp-content/uploads/2025/08/image3-300x186.png 300w, https://www.cabinetdk.com/wp-content/uploads/2025/08/image3-768x476.png 768w, https://www.cabinetdk.com/wp-content/uploads/2025/08/image3-1536x953.png 1536w, https://www.cabinetdk.com/wp-content/uploads/2025/08/image3.png 1580w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></p>
<h3><b>6.2. Foncier agricole – terres &amp; prés (France)</b></h3>
<ul>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Prix moyen (€/ha)</b></span> : 3 880 (2005) → 6 200 (2023)</p>
</li>
<li>
<p class="p1">Variation 2023 : <span class="s1"><b>+1,5 %</b></span> (libres) ; <span class="s1"><b>+1,4 %</b></span> (loués)</p>
</li>
</ul>
<blockquote><p>Sources : Agreste/SSP « Valeur vénale des terres 2023 », Safer « Marchés fonciers ruraux 2023 ».<span class="Apple-converted-space">  </span></p></blockquote>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-large wp-image-440" src="https://www.cabinetdk.com/wp-content/uploads/2025/08/image-1024x635.png" alt="" width="1024" height="635" srcset="https://www.cabinetdk.com/wp-content/uploads/2025/08/image-1024x635.png 1024w, https://www.cabinetdk.com/wp-content/uploads/2025/08/image-300x186.png 300w, https://www.cabinetdk.com/wp-content/uploads/2025/08/image-768x476.png 768w, https://www.cabinetdk.com/wp-content/uploads/2025/08/image-1536x953.png 1536w, https://www.cabinetdk.com/wp-content/uploads/2025/08/image.png 1580w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></p>
<h3><b>6.3. Immobilier d’entreprise – bureaux (France, MSCI)</b></h3>
<ul>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Croissance du capital</b></span> : 2022 : -2,4 % ; 2023 : -12,3 % ; 2024 : -3,3 %</p>
</li>
</ul>
<blockquote><p>Sources : MSCI France (announcements 2023 et 2025).<span class="Apple-converted-space">  </span></p></blockquote>
<p class="p1"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-large wp-image-441" src="https://www.cabinetdk.com/wp-content/uploads/2025/08/image2-1024x635.png" alt="" width="1024" height="635" srcset="https://www.cabinetdk.com/wp-content/uploads/2025/08/image2-1024x635.png 1024w, https://www.cabinetdk.com/wp-content/uploads/2025/08/image2-300x186.png 300w, https://www.cabinetdk.com/wp-content/uploads/2025/08/image2-768x476.png 768w, https://www.cabinetdk.com/wp-content/uploads/2025/08/image2-1536x953.png 1536w, https://www.cabinetdk.com/wp-content/uploads/2025/08/image2.png 1580w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></p>
<h2><b>8) Analyse transversale 2005-2025 : ce qui a (vraiment) bougé</b></h2>
<h3><b>8.1. Le nerf de la guerre : le </b></h3>
<h3><b>crédit</b></h3>
<p class="p1">La baisse des <span class="s1"><b>taux d’intérêt</b></span> (2015-2021) a <span class="s1"><b>dopé la capacité d’achat</b></span> sur l’habitation et l’investissement tertiaire. Le <span class="s1"><b>choc 2022-2023</b></span> (risque inflation/énergie) a <span class="s1"><b>rétabli des taux plus “normaux”</b></span>, cassant les volumes (habitation) et <span class="s1"><b>décompressant les rendements</b></span> (tertiaire). Sur l’agricole, l’effet crédit est réel mais <span class="s1"><b>plus diffus</b></span>, tenu par des mécanismes de régulation (fermage, Safer) et par des logiques patrimoniales/familiales.</p>
<h3><b>8.2. L’urbanisme et la sobriété foncière : </b></h3>
<h3><b>ZAN</b></h3>
<h3><b> change la donne</b></h3>
<p class="p1">La <span class="s1"><b>loi Climat &amp; Résilience (2021)</b></span> fixe <span class="s1"><b>ZAN</b></span> : <span class="s1"><b>zéro artificialisation nette en 2050</b></span> et <span class="s1"><b>-50 % de consommation d’espaces</b></span> d’ici 2030/31. Les documents d’urbanisme / SRADDET / SCoT / PLU(i) déclinent cet objectif. <span class="s1"><b>Effet attendu</b></span> : <span class="s1"><b>plus de rareté</b></span> sur le foncier à urbaniser, <span class="s1"><b>densification</b></span>, recyclage de <span class="s1"><b>friches</b></span> et recomposition urbaine.<span class="Apple-converted-space">  </span></p>
<h3><b>8.3. Transition écologique et normes</b></h3>
<ul>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Habitation</b></span> : RE2020, DPE, contraintes locales (haies, eau) ; les coûts de <span class="s1"><b>viabilisation</b></span> et de <span class="s1"><b>construction</b></span> se voient dans le budget global.</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Tertiaire</b></span> : <span class="s1"><b>Décret tertiaire</b></span> et <span class="s1"><b>taxonomie</b></span>/ESG → impact sur la <span class="s1"><b>valeur vénale</b></span> : actifs obsolètes = <span class="s1"><b>capex</b></span> lourds ou <span class="s1"><b>décote</b></span>.</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Agricole</b></span> : adaptation au <span class="s1"><b>climat</b></span> (ex : gestion de l’eau), <span class="s1"><b>diversification</b></span>, <span class="s1"><b>énergie</b></span>, politiques de <span class="s1"><b>stockage carbone</b></span> et <span class="s1"><b>agroécologie</b></span>.</p>
</li>
</ul>
<h3><b>8.4. Macro-démographie &amp; territoires</b></h3>
<ul>
<li>
<p class="p1">France globalement en <span class="s1"><b>croissance démographique modérée</b></span>, avec des <span class="s1"><b>dynamiques locales</b></span> (métropoles, littoral, bassins d’emploi).</p>
</li>
<li>
<p class="p1">Après 2020, le <span class="s1"><b>désir de nature</b></span> et <span class="s1"><b>télétravail</b></span> ont renforcé certaines zones <span class="s1"><b>péri-rurales</b></span> ; mais la hausse des taux a resserré la demande solvable en 2023-2024, freinant la concrétisation des projets.</p>
</li>
</ul>
<hr />
<h2><b>9) Ce que disent les vingt dernières années, secteur par secteur</b></h2>
<h3><b>9.1. Habitation (terrains à bâtir)</b></h3>
<ul>
<li>
<p class="p1">Le <span class="s1"><b>prix au m²</b></span> a <span class="s1"><b>nettement progressé</b></span> sur 20 ans (effet rareté + coûts de développement + urbanisme), pendant que la <span class="s1"><b>surface unitaire</b></span> des lots <span class="s1"><b>tend à se réduire</b></span> (arbitrage budgétaire).</p>
</li>
<li>
<p class="p1">Depuis 2023, les <span class="s1"><b>volumes s’effondrent</b></span> sous l’effet des <span class="s1"><b>taux</b></span> et de la <span class="s1"><b>solvabilité</b></span> ; mais le <span class="s1"><b>m² résiste</b></span> dans de nombreux territoires, et <span class="s1"><b>l’Île-de-France</b></span> montre des <span class="s1"><b>spécificités</b></span> (baisse, puis stabilisation).<span class="Apple-converted-space">  </span></p>
</li>
<li>
<p class="p1">À moyen terme, <span class="s1"><b>ZAN</b></span> devrait maintenir une <span class="s1"><b>pression de rareté</b></span> sur les fonciers réellement urbanisables, incitant à la <span class="s1"><b>densification</b></span> et aux <span class="s1"><b>mutations</b></span> de parcelles existantes.<span class="Apple-converted-space">  </span></p>
</li>
</ul>
<h3><b>9.2. Agricole</b></h3>
<ul>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Hausse régulière</b></span> (≈ +60 % à +70 % en 20 ans au niveau national), sans bulle généralisée ; les <span class="s1"><b>vignes AOP d’exception</b></span> et certaines <span class="s1"><b>forêts</b></span> suivent leurs propres logiques de valorisation.<span class="Apple-converted-space">  </span></p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Rareté</b></span> : marché relativement <span class="s1"><b>peu liquide</b></span>, <span class="s1"><b>encadré</b></span> (Safer), soumis à des <span class="s1"><b>anticipations patrimoniales</b></span> (donation, transmission rurale).</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Nouveaux usages</b></span> : énergie (agrivoltaïsme – à manier finement), <span class="s1"><b>carbone</b></span>, circuits courts ; là encore, <span class="s1"><b>ZAN</b></span> raréfie l’extension urbaine sur terres agricoles, soutenant la <span class="s1"><b>valeur d’usage agricole</b></span>.</p>
</li>
</ul>
<h3><b>9.3. Immobilier d’entreprise</b></h3>
<ul>
<li>
<p class="p1">Le cycle 2013-2019 a bénéficié des <span class="s1"><b>taux bas</b></span>, de la <span class="s1"><b>compression des rendements</b></span> et d’une <span class="s1"><b>demande solide</b></span> (logistique, retail prime, bureaux bien placés).</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>2022-2024</b></span> : <span class="s1"><b>renversement</b></span> ; capital growth négatif, <span class="s1"><b>gap de prix</b></span> entre acheteurs/vendeurs, <span class="s1"><b>financement</b></span> plus cher, <span class="s1"><b>vacance</b></span> accrue sur des bureaux de seconde main. La <span class="s1"><b>qualité ESG</b></span> devient un <span class="s1"><b>différenciant majeur</b></span> de <span class="s1"><b>valeur</b></span>.<span class="Apple-converted-space">  </span></p>
</li>
</ul>
<hr />
<h2><b>10) Prospective 2025-2045 : trois scénarios (et leurs impacts fonciers)</b></h2>
<h3><b>Scénario A – « Sobriété maîtrisée » (référence)</b></h3>
<ul>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Crédit</b></span> : retour à des taux « de long terme » (ni très bas, ni trop élevés).</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><b>ZAN</b><span class="s1"> pleinement déployé : </span><b>recyclage des friches</b><span class="s1">, </span><b>densité douce</b><span class="s1">, </span><b>mixité fonctionnelle</b><span class="s1">.</span></p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Habitation</b></span> : prix des terrains <span class="s1"><b>tendanciellement soutenus</b></span> sur zones tendues (rareté), mais <span class="s1"><b>taille moyenne des lots</b></span> plus <span class="s1"><b>réduite</b></span> ; + fort <span class="s1"><b>arbitrage</b></span> sur la <span class="s1"><b>qualité des sols</b></span> (aléas, eau).</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Agricole</b></span> : poursuite de la montée <span class="s1"><b>modérée</b></span> des valeurs, prime aux <span class="s1"><b>terres bien dotées</b></span> (eau, structure), intégration <span class="s1"><b>carbone</b></span> et rémunérations environnementales.</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Tertiaire</b></span> : écart <span class="s1"><b>prime/non-prime</b></span> durable, les actifs <span class="s1"><b>ESG-ready</b></span> retrouvent un <span class="s1"><b>canal d’appréciation</b></span> en capital ; actifs obsolètes = déclassement ou reconversion.</p>
</li>
</ul>
<h3><b>Scénario B – « Rattrapage inflationniste »</b></h3>
<ul>
<li>
<p class="p1"><b>Inflation</b><span class="s1"> plus haute et </span><b>taux durablement élevés</b><span class="s1"> :</span></p>
<ul>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Habitation</b></span> : volumes bridés, <span class="s1"><b>mutations</b></span> à la baisse ; foncier <span class="s1"><b>tendu</b></span> maintenu par ZAN, mais <span class="s1"><b>valeur des projets</b></span> limitée par la <span class="s1"><b>solvabilité</b></span>.</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Agricole</b></span> : renchérissement du capital d’exploitation, <span class="s1"><b>consolidation</b></span> ; valeur foncière soutenue par la rareté et par l’indexation de revenus agricoles (si prix matières élevés).</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Tertiaire</b></span> : valeurs <span class="s1"><b>sous pression</b></span> (rendements plus hauts), <span class="s1"><b>sélectivité</b></span> extrême des investisseurs.</p>
</li>
</ul>
</li>
</ul>
<h3><b>Scénario C – « Ré-industrialisation &amp; flexibilité ZAN »</b></h3>
<ul>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Besoins d’assiette</b></span> pour sites industriels/logistiques ; <span class="s1"><b>accommodements ZAN</b></span> sur certains périmètres (déjà évoqués dans le débat public).<span class="Apple-converted-space">  </span></p>
<ul>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Habitation</b></span> : compétition pour le foncier dans certains corridors (nœuds logistiques, grands projets).</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Agricole</b></span> : <span class="s1"><b>tensions locales</b></span> si reconversion d’emprises ; montages de <span class="s1"><b>compensation écologique</b></span> ; montée des <span class="s1"><b>baux hybrides</b></span> (énergie/agri).</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Tertiaire</b></span> : logistique <span class="s1"><b>dopée</b></span>, bureaux « utiles » près des hubs ; requalification urbaine accélérée.</p>
</li>
</ul>
</li>
</ul>
<blockquote><p>Probable réalité : un <span class="s1"><b>mix</b></span> de A, B et C selon territoires et cycles financiers.</p></blockquote>
<hr />
<h2><b>11) Comment s’y préparer (entre 2025 et 2045) ?</b></h2>
<h3><b>Pour les propriétaires/collectivités – foncier d’habitation</b></h3>
<ol start="1">
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Basculer vers la densité choisie</b></span> : renforcer les <span class="s1"><b>règles de qualité urbaine</b></span> (parcellaire, formes urbaines, végétalisation, gestion de l’eau) pour <span class="s1"><b>élargir l’acceptabilité</b></span> de la densité.</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Recyclage foncier</b></span> : inventaire des friches, des bâtiments mutables, <span class="s1"><b>portage</b></span> foncier (EPF, montages), <span class="s1"><b>AMO</b></span> technique/financière.</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Montage économique</b></span> : composer avec des <span class="s1"><b>lots plus petits</b></span>, des <span class="s1"><b>coûts de viabilisation</b></span> maîtrisés, et des <span class="s1"><b>outils d’accession</b></span> ciblés (selon politique nationale/locale en vigueur).</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Gestion du risque</b></span> : intégrer aléas climatiques, <span class="s1"><b>PPRI</b></span>, canicules, ruissellement (micro-hydraulique, sols perméables), pour préserver la <span class="s1"><b>valeur long terme</b></span>.</p>
</li>
</ol>
<h3><b>Pour les agriculteurs et propriétaires ruraux</b></h3>
<ol start="1">
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Optimiser l’usage</b></span> : regrouper, remembrer léger, sécuriser les <span class="s1"><b>droits d’eau</b></span>, <span class="s1"><b>servitudes</b></span>, et <span class="s1"><b>accès</b></span>.</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Valoriser les co-bénéfices</b></span> : agroforesterie, <span class="s1"><b>labels bas carbone</b></span>, <span class="s1"><b>services écosystémiques</b></span>, biodiversité ; documenter la <span class="s1"><b>résilience</b></span> (sol, rotation, eau) qui sera progressivement « prisée » par le marché.</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><b>Arbitrer les projets énergétiques</b><span class="s1"> : </span><b>agrivoltaïsme</b><span class="s1"> et baux : vérifier la </span><b>compatibilité agronomique</b><span class="s1">, l’</span><b>impact sur la valeur</b><span class="s1">, les </span><b>clauses de sortie</b><span class="s1">.</span></p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Transmission</b></span> : anticiper la <span class="s1"><b>liquidité</b></span> (GFA, bail rural, démembrement), pour éviter des décotes de contrainte.</p>
</li>
</ol>
<h3><b>Pour les investisseurs/entreprises – immobilier d’entreprise</b></h3>
<ol start="1">
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>ESG d’abord</b></span> : viser l’<span class="s1"><b>alignement réglementaire</b></span> (décret tertiaire, DPE tertiaire), intégrer le <span class="s1"><b>capex</b></span> dans vos <span class="s1"><b>business plans</b></span> et votre <span class="s1"><b>pricing</b></span>.</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Prime vs non-prime</b></span> : accepter la <span class="s1"><b>bimodalité</b></span> ; capter la performance sur le <span class="s1"><b>prime</b></span> et profiler soigneusement la reconversion des <span class="s1"><b>actifs obsolètes</b></span> (mixte, résidentiel, activités).</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Cycles</b></span> : préparer des <span class="s1"><b>entrées contracycliques</b></span> (2025-2027) et des <span class="s1"><b>sorties</b></span> en phase d’expansion (2030-2035), selon la trajectoire des taux.</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Localisation</b></span> : arbitrer entre <span class="s1"><b>CBD « core »</b></span> (résilient mais cher), <span class="s1"><b>périphéries bien connectées</b></span> (value-add), et <span class="s1"><b>logistique</b></span> (corridors métropolitains, ports, cross-docking).</p>
</li>
</ol>
<hr />
<h2><b>12) Mini-FAQ (questions fréquentes)</b></h2>
<p class="p5"><b>Q : Est-ce que ZAN fera « exploser » le prix des terrains à bâtir ?</b><b></b></p>
<p class="p1">R : ZAN <span class="s1"><b>réduit</b></span> la capacité d’ouverture à l’urbanisation ; on peut donc s’attendre à une <span class="s1"><b>rareté accrue</b></span> dans certaines communes. Mais l’outil <span class="s1"><b>favorise</b></span> aussi le <span class="s1"><b>recyclage</b></span> (friches) et la <span class="s1"><b>densité</b></span>, ce qui peut <span class="s1"><b>modérer</b></span> les tensions. Les trajectoires seront <span class="s1"><b>locales</b></span> (politique foncière de la commune, offre de friches, mobilité, démographie).<span class="Apple-converted-space">  </span></p>
<p class="p5"><b>Q : Les terres agricoles continueront-elles à monter ?</b><b></b></p>
<p class="p1">R : Probablement <span class="s1"><b>oui</b></span> à long terme (rareté, ZAN), mais à un <span class="s1"><b>rythme modéré</b></span>, avec <span class="s1"><b>écarts territoriaux</b></span> croissants (eau, qualité agronomique, voisinage urbain).<span class="Apple-converted-space">  </span></p>
<p class="p5"><b>Q : Les bureaux retrouveront-ils leurs niveaux 2019 ?</b><b></b></p>
<p class="p1">R : Les actifs <span class="s1"><b>prime</b></span> et <span class="s1"><b>ESG-performants</b></span> ont le plus de chances de regagner en valeur. Les autres devront <span class="s1"><b>s’aligner</b></span> par des <span class="s1"><b>travaux lourds</b></span> ou une <span class="s1"><b>reconversion</b></span> (risque de <span class="s1"><b>valeur terminale</b></span> faible si inaction).<span class="Apple-converted-space">  </span></p>
<hr />
<h2><b>13) Tableau récapitulatif – 3 marchés, 20 ans en trois lignes</b></h2>
<table>
<thead>
<tr>
<th>
<p class="p1"><b>Segment</b></p>
</th>
<th>
<p class="p1"><b>2005-2015</b></p>
</th>
<th>
<p class="p1"><b>2016-2021</b></p>
</th>
<th>
<p class="p1"><b>2022-2024</b></p>
</th>
<th>
<p class="p1"><b>2025-2045 (tendance)</b></p>
</th>
</tr>
</thead>
<tbody>
<tr>
<td>
<p class="p1"><b>Habit. – terrains à bâtir</b></p>
</td>
<td>
<p class="p1">Hausse du m², expansion périurbaine</p>
</td>
<td>
<p class="p1">Taux bas → reprise, lots plus petits</p>
</td>
<td>
<p class="p1">Choc de taux, volumes en baisse, m² soutenu, ZAN en vue</p>
</td>
<td>
<p class="p1">Rareté : densité, recyclage, surfaces plus compactes</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td>
<p class="p1"><b>Agricole – terres &amp; prés</b></p>
</td>
<td>
<p class="p1">Montée régulière (≈ +35-40 %)</p>
</td>
<td>
<p class="p1">Poursuite modérée</p>
</td>
<td>
<p class="p1">+1,5 % en 2023, résilience</p>
</td>
<td>
<p class="p1">Hausse graduelle, prime à l’eau et au carbone</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td>
<p class="p1"><b>Entreprise – bureaux</b></p>
</td>
<td>
<p class="p1">Compression yields</p>
</td>
<td>
<p class="p1">Pic 2019</p>
</td>
<td>
<p class="p1">2022-24 : capital -2,4 %/-12,3 %/-3,3 %</p>
</td>
<td>
<p class="p1">Bimodalité ESG : prime up, obsolètes à requalifier</p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<blockquote><p>Sources : SDES 2024 (terrains), Agreste/Safer 2024 (agri), MSCI 2023-2025 (bureaux).<span class="Apple-converted-space">  </span></p></blockquote>
<hr />
<h2><b>14) Ressources &amp; liens utiles</b></h2>
<ul>
<li>
<p class="p1"><b>Terrains à bâtir (SDES – EPTB 2023)</b><span class="s1"> : page de synthèse et PDF.<span class="Apple-converted-space">  </span></span></p>
</li>
<li>
<p class="p1"><b>Valeur vénale des terres 2023 (Agreste/SSP)</b><span class="s1"> : publication + données.<span class="Apple-converted-space">  </span></span></p>
</li>
<li>
<p class="p1"><b>Safer – Marchés fonciers ruraux 2023</b><span class="s1"> : chiffres clés.<span class="Apple-converted-space">  </span></span></p>
</li>
<li>
<p class="p1"><b>MSCI France – Capital Growth (offices)</b><span class="s1"> : annonces 2023/2025.<span class="Apple-converted-space">  </span></span></p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Notaires</b></span> : chute des ventes de terrains 2023-2024.<span class="Apple-converted-space">  </span></p>
</li>
<li>
<p class="p1"><b>ZAN (Vie-publique / Ministère / Legifrance / Cerema)</b><span class="s1"> : objectifs et mise en œuvre.<span class="Apple-converted-space">  </span></span></p>
</li>
</ul>
<hr />
<h2><b>15) Conclusion : trois boussoles pour les 20 années qui viennent</b></h2>
<ol start="1">
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Sobriété foncière organisée</b></span> : ZAN ne signifie pas « plus construire », mais <span class="s1"><b>mieux</b></span> : densités <span class="s1"><b>vivables</b></span>, <span class="s1"><b>réemploi</b></span> des sols urbanisés, <span class="s1"><b>gestion de l’eau</b></span>. Plus le territoire se structure (outils fonciers, ingénierie), plus le <span class="s1"><b>coût de la rareté</b></span> est maîtrisé.<span class="Apple-converted-space">  </span></p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>ESG et adaptation</b></span> : sur le tertiaire, l’ESG n’est plus un bonus, c’est de la <span class="s1"><b>valeur</b></span> (ou de la <span class="s1"><b>décote</b></span>) ; sur l’agricole, la <span class="s1"><b>résilience agronomique</b></span> (eau, sol, carbone) devient <span class="s1"><b>patrimoniale</b></span>.</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Ciblage et temporalité</b></span> : garder une <span class="s1"><b>lecture cyclique</b></span> (taux, crédit) et <span class="s1"><b>territoriale</b></span> (emplois, mobilité), tout en bâtissant des <span class="s1"><b>stratégies à 10-20 ans</b></span> (réserves foncières, portage, reconversions).</p>
</li>
</ol>
<p class="p4">Le <span class="s2"><b>Cabinet DK</b></span> accompagne collectivités, propriétaires et investisseurs sur l’ensemble de ces enjeux : <span class="s2"><b>diagnostic foncier</b></span>, <span class="s2"><b>évaluation</b></span>, <span class="s2"><b>montage</b></span> et <span class="s2"><b>sécurisation des transactions</b></span>, <span class="s2"><b>stratégie ZAN</b></span> et <span class="s2"><b>reconversion</b></span>. Parlons-en.</p>
<hr />
<h2><b>Sources et références</b></h2>
<p class="p3">Pour l’élaboration de ce dossier, plusieurs bases de données, rapports institutionnels et publications scientifiques ont été mobilisés :</p>
<ul>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>INSEE</b></span> – Statistiques immobilières et séries longues sur le prix des logements anciens et neufs (2005-2024).</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Notaires de France</b></span> – Base BIEN et rapports annuels sur le marché immobilier résidentiel.</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Banque de France</b></span> – Publications sur les conditions de financement immobilier et taux d’intérêt.</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>FNAIM (Fédération Nationale de l’Immobilier)</b></span> – Observatoires et analyses sur l’évolution du marché commercial.</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Caisse des Dépôts et Consignations</b></span> – Études sur les dynamiques urbaines et foncières.</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>SAFER (Sociétés d’aménagement foncier et d’établissement rural)</b></span> – Observatoires du foncier agricole (rapports annuels 2005-2024).</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>FAO &amp; OCDE</b></span> – Perspectives agricoles mondiales et comparaisons internationales sur l’évolution des terres agricoles.</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté Alimentaire</b></span> – Données sur la valeur vénale moyenne des terres agricoles en France.</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Eurostat</b></span> – Données européennes sur le foncier et l’immobilier.</p>
</li>
<li>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Cour des Comptes</b></span> – Rapports thématiques sur la régulation du foncier et des marchés immobiliers.</p>
</li>
</ul>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Peut‑on clôturer sa propriété malgré l’existence d’un droit de passage ? </title>
		<link>https://www.cabinetdk.com/peut%e2%80%91on-cloturer-sa-propriete-malgre-lexistence-dun-droit-de-passage/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Caroline De Salins Kemlin]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 Aug 2025 15:34:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[foncier]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.cabinetdk.com/?p=431</guid>

					<description><![CDATA[1. Rappel : qu’est‑ce qu’un droit de passage ? Qualification : Le « droit de passage » est une servitude discontinue et non apparente (article 686 C. civ.) créée soit par accord amiable (convention), soit par décision judiciaire (servitude légale d’enclave, art. 682 C. civ.). Fonds dominant / servient : Le fonds dominant bénéficie du passage ; le fonds servient en supporte la charge, sans<br><a class="moretag" href="https://www.cabinetdk.com/peut%e2%80%91on-cloturer-sa-propriete-malgre-lexistence-dun-droit-de-passage/">+ Lire Plus</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h3 data-pm-slice="1 1 []">1. Rappel : qu’est‑ce qu’un droit de passage ?</h3>
<ul>
<li><strong>Qualification</strong> : Le « droit de passage » est une servitude discontinue et non apparente (article 686 C. civ.) créée soit par accord amiable (convention), soit par décision judiciaire (servitude légale d’enclave, art. 682 C. civ.).</li>
<li><strong>Fonds dominant / servient</strong> : Le fonds dominant bénéficie du passage ; le fonds servient en supporte la charge, sans perdre la propriété de la bande de terrain grevée.</li>
<li><strong>Caractère réel</strong> : Le droit suit le terrain (art. 637 C. civ.) et non la personne ; il est perpétuel sauf extinction ou modification.</li>
</ul>
<h3>2. Droit de clore son héritage : un principe général</h3>
<p>L’article 647 du Code civil confère à tout propriétaire « le droit de clore son héritage » à ses frais. Ce principe est reconnu par une jurisprudence constante (Cass. 3ᵉ civ., 20 mai 2009, n° 08‑14. 206). <strong>Toutefois, ce droit n’est pas absolu ; il doit composer avec les charges réelles comme les servitudes.</strong></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-large wp-image-330" src="https://www.cabinetdk.com/wp-content/uploads/2024/04/high-angle-shot-green-landscape-with-village-with-lot-buildings-1024x683.jpg" alt="" width="1024" height="683" srcset="https://www.cabinetdk.com/wp-content/uploads/2024/04/high-angle-shot-green-landscape-with-village-with-lot-buildings-1024x683.jpg 1024w, https://www.cabinetdk.com/wp-content/uploads/2024/04/high-angle-shot-green-landscape-with-village-with-lot-buildings-300x200.jpg 300w, https://www.cabinetdk.com/wp-content/uploads/2024/04/high-angle-shot-green-landscape-with-village-with-lot-buildings-768x512.jpg 768w, https://www.cabinetdk.com/wp-content/uploads/2024/04/high-angle-shot-green-landscape-with-village-with-lot-buildings-1536x1024.jpg 1536w, https://www.cabinetdk.com/wp-content/uploads/2024/04/high-angle-shot-green-landscape-with-village-with-lot-buildings-2048x1365.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></p>
<h3>3. Comment concilier clôture et servitude ?</h3>
<p>Le Code civil ne s’oppose pas à la clôture d’un fonds grevé, mais impose le respect de deux exigences :</p>
<ol>
<li><strong>Maintien de l’usage de la servitude</strong> (art. 701 C. civ.) : le passage doit rester praticable dans les conditions initialement convenues ou judiciairement fixées.</li>
<li><strong>Absence d’aggravation de la servitude</strong> (art. 702 C. civ.) : le propriétaire servient ne peut ni déplacer la servitude ni en compliquer l’exercice sans l’accord du dominant.</li>
</ol>
<h4>a) Libre exercice de la servitude</h4>
<ul>
<li><strong>Article 701 C. civ.</strong> : « Le propriétaire du fonds servient ne peut rien faire qui tende à diminuer l’usage de la servitude (…) ou qui rende son exercice plus incommode. »</li>
<li><strong>Illustrations jurisprudentielles</strong> :
<ul>
<li>Cass. 3ᵉ civ., 6 déc. 2005, n° 04‑18.444 : l’installation d’un portail verrouillé sans remise de clé est illicite.</li>
<li>Cass. 3ᵉ civ., 9 juin 2021, n° 20‑14.596 : un portail électrique est licite si le destinataire dispose d’un moyen d’accès permanent (bip, digicode).</li>
</ul>
</li>
</ul>
<h4>b) Interdiction d’aggraver la servitude</h4>
<ul>
<li><strong>Article 702</strong> : « Si l’engagement de la servitude vient à n’être plus suffisant à cause d’aggravations survenues (…) les intéressés s’adresseront au tribunal qui pourra, suivant les circonstances, soit la restreindre, soit même l’éteindre. »</li>
<li>En pratique : rétrécir l’emprise à moins de 3 m pour un passage agricole, imposer des manœuvres dangereuses, changer la nature du sol (ornières, gravier instable)…</li>
</ul>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-large wp-image-210" src="https://www.cabinetdk.com/wp-content/uploads/2023/06/real-estate-6688945_1280-1024x682.jpg" alt="" width="1024" height="682" srcset="https://www.cabinetdk.com/wp-content/uploads/2023/06/real-estate-6688945_1280-1024x682.jpg 1024w, https://www.cabinetdk.com/wp-content/uploads/2023/06/real-estate-6688945_1280-300x200.jpg 300w, https://www.cabinetdk.com/wp-content/uploads/2023/06/real-estate-6688945_1280-768x512.jpg 768w, https://www.cabinetdk.com/wp-content/uploads/2023/06/real-estate-6688945_1280.jpg 1280w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></p>
<h3>4. Quelles clôtures sont admises ?</h3>
<table>
<tbody>
<tr>
<th>Type de clôture</th>
<th>Conditions de conformité</th>
<th>Risques juridiques</th>
</tr>
<tr>
<td><strong>Portail battant ou coulissant</strong></td>
<td>Doit avoir une largeur au moins égale à la servitude et s’ouvrir sans effort. Une clé, badge ou code doit être fourni gratuitement.</td>
<td>Risque : trouble à l’usage -&gt; demande judiciaire de dépose.</td>
</tr>
<tr>
<td><strong>Barrière agricole</strong></td>
<td>Autorisée si facilement ouvrable (chaîne, loquet) et remise en place automatique (ressort, poids).</td>
<td>Si dispositif complexe → entrave.</td>
</tr>
<tr>
<td><strong>Clôture grillagée + portillon</strong></td>
<td>Portillon accessible à tout moment, largeur suffisante (piétons, matériel léger).</td>
<td>Portillon cadenassé → violation art. 701.</td>
</tr>
<tr>
<td><strong>Clôture électrique</strong></td>
<td>Possible si double isolation, signalisation, système de coupure ou gaine isolante sur l’emprise du passage.</td>
<td>Absence de coupe‑circuit → responsabilité délictuelle.</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p><em>Source : Doctrine notariale, Répertoire Defrénois “Servitudes”, 2024.</em></p>
<h3>5. Peut‑on déplacer l’emprise ?</h3>
<p>Oui, sous conditions très strictes (article 701 al. 2) :</p>
<ul>
<li><strong>Principe :</strong> Le propriétaire servient peut proposer un tracé de remplacement <strong>sans diminuer la commodité</strong> pour le dominant.</li>
<li><strong>Accord amiable recommandé</strong> (avenant notarié).</li>
<li><strong>À défaut d’accord</strong> : saisine du tribunal judiciaire (Cass. 3ᵉ civ., 19 déc. 2019, n° 18‑23.714).</li>
</ul>
<h3>6. Qui supporte les frais ?</h3>
<ul>
<li><strong>Frais de clôture</strong> : intégralement à la charge du fonds servient (art. 647).</li>
<li><strong>Entretien courant</strong> : idem, sauf stipulation contraire.</li>
<li><strong>Entretien du passage</strong> : revient en principe au fonds dominant (art. 698), sauf clause contraire ou usage local.</li>
</ul>
<h3>7. Responsabilités et sanctions</h3>
<ol>
<li><strong>Action en suppression d’ouvrage</strong> : si le portail/clôture empêche l’exercice → demande de démolition + astreinte (Cass. 3ᵉ civ., 5 déc. 2019, n° 18‑24.289).</li>
<li><strong>Trouble anormal de voisinage</strong> : dommages‑intérêts si le dominant subit un préjudice (délai, coût, danger).</li>
<li><strong>Voie de fait</strong> : clôture violente ou menaces → possible voie pénale.</li>
</ol>
<h3>8. Bonnes pratiques recommandées par le Cabinet DK</h3>
<ol>
<li><strong>Diagnostic préalable</strong> : localiser l’assiette exacte (plan cadastral, acte notarié, bornage).</li>
<li><strong>Étude d’impact fonctionnel</strong> : largeur nécessaire, gabarit engins, fréquence de passage.</li>
<li><strong>Choix d’un dispositif proportionné</strong> : portail autoportant pour engins agricoles, portillon piéton, barrière basculante…</li>
<li><strong>Rédaction d’un avenant</strong> : préciser mode d’ouverture, entretien, responsabilité (notaire).</li>
<li><strong>Remise des accès</strong> : clés, badges, codes → tous les ayants droit.</li>
<li><strong>Suivi et maintenance</strong> : test trimestriel, graissage, batteries.</li>
<li><strong>Dialogue constant</strong> : prévenir les modifications d’usage (passage de chevaux, tracteurs plus larges…).</li>
</ol>
<h3>9. Conclusion</h3>
<p>Clôturer son terrain malgré un droit de passage est parfaitement possible <strong>à condition de garantir un accès non dégradé au fonds dominant</strong>. La combinaison du droit de propriété (art. 647 C. civ.) et de la protection des servitudes (art. 701‑702 C. civ.) impose une solution équilibrée : clôture oui, entrave non.</p>
<p>Le Cabinet DK, <strong>expert agricole</strong> et foncier, accompagne propriétaires et bénéficiaires dans l’audit, la négociation et la sécurisation juridique de leurs servitudes.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em>Références : Code civil, art. 637, 647, 682, 686, 698, 701, 702 ; Cass. 3ᵉ civ., 6 déc. 2005 ; 20 mai 2009 ; 9 juin 2021 ; 5 déc. 2019 ; 19 déc. 2019.</em></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Diagnostic de sol avant la fertilisation azotée sur blé : la clé d’une agriculture performante et responsable en 2025</title>
		<link>https://www.cabinetdk.com/diagnostic-de-sol-avant-la-fertilisation-azotee-sur-ble-la-cle-dune-agriculture-performante-et-responsable-en-2025/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Caroline De Salins Kemlin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Feb 2025 10:30:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Evaluations]]></category>
		<category><![CDATA[Exploitation agricole]]></category>
		<category><![CDATA[foncier]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.cabinetdk.com/?p=383</guid>

					<description><![CDATA[Face aux fluctuations des prix des engrais, aux défis climatiques et aux attentes sociétales, la question de la gestion de l’azote en culture de blé revient sur le devant de la scène. Alors qu’approche 2025, le diagnostic de sol, préconisé par plusieurs experts agricoles, apparaît comme un outil stratégique incontournable. Mais en quoi consiste-t-il exactement<br><a class="moretag" href="https://www.cabinetdk.com/diagnostic-de-sol-avant-la-fertilisation-azotee-sur-ble-la-cle-dune-agriculture-performante-et-responsable-en-2025/">+ Lire Plus</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p3"><i>Face aux fluctuations des prix des engrais, aux défis climatiques et aux attentes sociétales, la question de la gestion de l’azote en culture de blé revient sur le devant de la scène. Alors qu’approche 2025, le diagnostic de sol, préconisé par plusieurs <a href="https://www.cabinetdk.com/expertise-agricole-et-fonciere/">experts agricoles</a>, apparaît comme un outil stratégique incontournable. Mais en quoi consiste-t-il exactement et comment s’inscrit-il dans les nouvelles pratiques de l’agriculture française ?</i></p>
<h2 class="p1"><b>Un contexte sous haute pression économique et environnementale</b><b></b></h2>
<p class="p3">Depuis quelques années, la hausse des coûts de l’énergie et l’instabilité géopolitique ont fait flamber le prix des intrants, dont les engrais azotés. Les producteurs de blé, déjà soumis à une concurrence internationale féroce, doivent composer avec des charges de plus en plus lourdes. Pour préserver leur rentabilité, nombre d’entre eux cherchent à optimiser chaque apport d’azote, sans compromettre ni le rendement ni la qualité de la récolte.</p>
<p class="p3">Parallèlement, la réglementation environnementale se durcit pour limiter les risques de pollution des nappes phréatiques et réduire l’empreinte carbone de l’agriculture. Dans certaines zones vulnérables, les restrictions sur l’utilisation d’engrais azotés se multiplient. Résultat : <i>“Le pilotage précis de la fertilisation n’est plus seulement un choix économique, c’est aussi un impératif réglementaire et sociétal,”.</i></p>
<p><a href="https://www.cabinetdk.com/wp-content/uploads/2025/02/Plan-de-travail-1.png"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-large wp-image-385" src="https://www.cabinetdk.com/wp-content/uploads/2025/02/Plan-de-travail-1-1024x1024.png" alt="" width="1024" height="1024" srcset="https://www.cabinetdk.com/wp-content/uploads/2025/02/Plan-de-travail-1-1024x1024.png 1024w, https://www.cabinetdk.com/wp-content/uploads/2025/02/Plan-de-travail-1-300x300.png 300w, https://www.cabinetdk.com/wp-content/uploads/2025/02/Plan-de-travail-1-150x150.png 150w, https://www.cabinetdk.com/wp-content/uploads/2025/02/Plan-de-travail-1-768x768.png 768w, https://www.cabinetdk.com/wp-content/uploads/2025/02/Plan-de-travail-1-1536x1536.png 1536w, https://www.cabinetdk.com/wp-content/uploads/2025/02/Plan-de-travail-1-2048x2048.png 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></p>
<h2 class="p1"><b>Le diagnostic de sol : de quoi parle-t-on ?</b><b></b></h2>
<p class="p3">Le diagnostic de sol, parfois appelé “test N-min” lorsqu’il s’agit spécifiquement d’azote minéral, consiste à prélever des échantillons dans différentes zones d’une parcelle afin d’analyser la disponibilité réelle en éléments nutritifs. Cette démarche, dont la pertinence est rappelée par <i>La France Agricole</i>, apporte un éclairage précis sur :</p>
<ul>
<li class="p4"><span class="s1"><b>La teneur en azote minéral (nitrates et ammonium)</b></span> : c’est la forme directement utilisable par la plante.</li>
<li class="p4"><b>Le niveau de matière organique</b> : essentiel pour anticiper la minéralisation, c’est-à-dire la libération progressive d’azote au cours du cycle de culture.</li>
<li class="p4"><b>La structure du sol, le pH et la texture</b> : des facteurs cruciaux pour comprendre la rétention en eau et en nutriments, ou encore la circulation de l’air dans le sol.</li>
</ul>
<p class="p3">Au-delà de ces données chiffrées, le diagnostic offre une vision globale de la santé du sol et de sa capacité à soutenir durablement la production. <i>“C’est un peu comme un bilan de santé complet avant d’entreprendre un traitement : on ne se contente pas de prendre la température, on vérifie tous les paramètres pour ajuster la posologie,”</i></p>
<h2 class="p1"><b>Pourquoi viser 2025 ?</b><b></b></h2>
<p class="p3">Si la nécessité de raisonner la fertilisation n’est pas nouvelle, 2025 marque une échéance charnière dans le débat public et agricole. Les pouvoirs publics travaillent déjà sur des incitations plus fortes, voire des obligations légales, pour justifier et cadrer les apports d’azote. Certaines régions, soumises à des restrictions accrues en raison de la vulnérabilité de leurs nappes phréatiques, ont déjà emboîté le pas.</p>
<p class="p3">Du côté des exploitations, on anticipe aussi la montée en puissance des labels et cahiers des charges exigeant des pratiques plus vertueuses en matière de protection de l’eau et du sol. Dans ce contexte, réaliser un diagnostic devient un véritable atout pour :</p>
<ol>
<li class="p4"><b>Justifier sa démarche auprès des organismes de contrôle</b><span class="s1"> et se prémunir de potentielles sanctions.</span></li>
<li class="p4"><b>Renforcer l’image de l’exploitation</b> : nombre d’acheteurs, de distributeurs et de consommateurs sont de plus en plus sensibles aux questions environnementales.</li>
<li class="p4"><b>Sécuriser le rendement et la qualité</b> de la récolte, en s’assurant que la culture reçoive la juste dose d’azote, ni trop ni trop peu.</li>
</ol>
<h2 class="p1"><b>Comment s’organiser concrètement ?</b><b></b></h2>
<p class="p3">Les grandes étapes d’un diagnostic de sol sont bien connues des agriculteurs, mais demandent une rigueur d’exécution :</p>
<ul>
<li class="p4"><span class="s1"><b>Planifier la campagne de prélèvements</b></span> : idéalement, il convient de prélever à plusieurs moments clés du cycle cultural (fin d’hiver, début de printemps…).</li>
<li class="p4"><b>Réaliser un échantillonnage représentatif</b> : prélever des carottes de terre à plusieurs points de la parcelle, sur des profondeurs adaptées, pour tenir compte des variations internes.</li>
<li class="p4"><b>Faire analyser les échantillons en laboratoire</b> : nitrates, ammonium, matière organique, pH… Les résultats doivent être interprétés à la lumière de l’historique de la parcelle et des objectifs de production.$</li>
<li class="p4"><b>Mettre à jour le plan de fumure</b> : une fois les données en main, l’ajustement des doses et du calendrier d’apport est crucial pour optimiser l’efficacité des engrais.</li>
</ul>
<p class="p3">Certains producteurs, notamment dans les régions confrontées à des épisodes de sécheresse récurrents, complètent ce diagnostic par des outils de pilotage en temps réel, comme l’analyse de sève foliaire ou l’utilisation d’images satellitaires. “Le diagnostic de sol, c’est la base. Ensuite, on affine la stratégie au fil de la campagne, selon la météo et l’évolution de la culture,”</p>
<h2 class="p1"><b>Les bénéfices attendus, du champ à la filière</b><b></b></h2>
<p class="p3">S’astreindre à un diagnostic de sol avant d’apporter de l’azote, c’est d’abord sécuriser l’économie de l’exploitation. Moins de gâchis d’engrais, un meilleur rendement, et souvent une qualité de grain supérieure. Mais l’impact positif se ressent aussi à l’échelle de la filière :</p>
<ul>
<li class="p4"><span class="s1"><b>Des pratiques respectueuses de l’environnement</b></span> : la limitation des fuites de nitrates et la réduction des émissions de protoxyde d’azote (un gaz à effet de serre puissant) sont autant d’arguments pour répondre aux attentes de la société.</li>
<li class="p4"><b>Une meilleure valorisation des productions</b> : les clients, distributeurs et transformateurs sont de plus en plus sensibles à la traçabilité et à l’écoresponsabilité des produits.</li>
<li class="p4"><b>Une image modernisée de l’agriculture</b> : l’utilisation d’outils de mesure et de pilotage de précision témoigne d’un secteur à la pointe de l’innovation.</li>
</ul>
<p class="p1"><b>En somme, si l’horizon 2025 annonce un renforcement des exigences autour de la fertilisation azotée, il ouvre surtout de nouvelles opportunités pour les agriculteurs prêts à raisonner leurs pratiques. Le diagnostic de sol s’impose ainsi comme un levier crucial pour améliorer la rentabilité, la durabilité et l’image de la production de blé française.</b></p>
<p>Crédit photos : <a href="https://fr.freepik.com/photos-gratuite/texture-sable-brun_7104774.htm#fromView=search&amp;page=1&amp;position=20&amp;uuid=388c4a3c-484b-45a6-a189-e7cd94bed5c7&amp;query=terre+agriculture">Image de wirestock sur Freepik</a>, <a href="https://fr.freepik.com/vecteurs-libre/illustration-concept-science-du-sol_20891822.htm#fromView=search&amp;page=1&amp;position=3&amp;uuid=1bdc866b-adcb-4419-a6cd-df5e42210514&amp;query=terre+agriculture+analyse">Image de vectorjuice sur Freepik</a></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>L’essor de la délégation intégrale des travaux agricoles : vers une transformation du modèle agricole français</title>
		<link>https://www.cabinetdk.com/lessor-de-la-delegation-integrale-des-travaux-agricoles-vers-une-transformation-du-modele-agricole-francais/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Caroline De Salins Kemlin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Sep 2024 15:43:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Exploitation agricole]]></category>
		<category><![CDATA[foncier]]></category>
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					<description><![CDATA[Le marché agricole français connaît depuis plusieurs années une transformation profonde, notamment à travers la montée en puissance de la délégation intégrale des travaux agricoles. Ce phénomène, bien que récemment mis en lumière par l’annonce d’InVivo, n’est pas nouveau. Le sociologue François Purseigle, coauteur de “Une agriculture sans agriculteurs”, souligne que cette tendance était déjà bien<br><a class="moretag" href="https://www.cabinetdk.com/lessor-de-la-delegation-integrale-des-travaux-agricoles-vers-une-transformation-du-modele-agricole-francais/">+ Lire Plus</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le marché agricole français connaît depuis plusieurs années une transformation profonde, notamment à travers la montée en puissance de la délégation intégrale des travaux agricoles. Ce phénomène, bien que récemment mis en lumière par l’annonce d’InVivo, n’est pas nouveau. Le sociologue François Purseigle, coauteur de <i>“Une agriculture sans agriculteurs”</i>, souligne que cette tendance était déjà bien présente avant que des acteurs comme InVivo ne la prennent en charge.</strong></p>
<h2>Qu’est-ce que la délégation intégrale des travaux agricoles ?</h2>
<p>La délégation intégrale des travaux agricoles consiste à confier la gestion quotidienne des tâches agricoles, y compris la gestion des cultures, du matériel et des récoltes, à des prestataires extérieurs spécialisés. Ce modèle permet aux agriculteurs de se concentrer sur des tâches stratégiques ou de réduire leur implication dans les opérations sur le terrain.</p>
<p>Le concept se rapproche de la gestion de biens déléguée, que l’on retrouve dans d’autres secteurs comme l’immobilier ou l’industrie. Dans le domaine agricole, ce type de prestation est souvent motivé par le manque de main-d’œuvre, la complexité croissante des réglementations, ou encore l’évolution des modèles économiques qui pèsent sur les exploitants.</p>
<h2>InVivo : un acteur majeur qui structure le marché</h2>
<p>InVivo, l’un des plus grands groupes coopératifs agricoles en France, a récemment annoncé le développement de son service de « régie » d’exploitations agricoles. En proposant la gestion intégrale des exploitations à ses clients, InVivo confirme l’importance croissante de ce modèle. L’idée derrière cette initiative est de proposer un accompagnement complet aux agriculteurs, de la gestion des cultures à la commercialisation des productions.</p>
<p>Cette annonce reflète une tendance générale vers la délégation des tâches agricoles, mais elle s’inscrit également dans un contexte où les modèles familiaux d’exploitation sont de plus en plus fragilisés. Pour François Purseigle, cette évolution est une conséquence directe des changements structurels qui affectent l’agriculture française. Le modèle de la ferme familiale, autrefois prédominant, doit faire face à des défis grandissants, qu’il s’agisse de l’augmentation des coûts de production, des contraintes environnementales ou des difficultés à attirer une nouvelle génération d’agriculteurs.</p>
<h2>Pourquoi les agriculteurs se tournent-ils vers la délégation des travaux ?</h2>
<p>La délégation intégrale des travaux agricoles s’impose comme une solution pour plusieurs raisons :</p>
<ol>
<li><b>Manque de main-d’œuvre</b> : L’agriculture souffre d’une pénurie chronique de main-d’œuvre qualifiée. Le recours à des prestataires spécialisés permet de pallier ce problème.</li>
<li><b>Complexité des tâches</b> : La gestion d’une exploitation agricole nécessite aujourd’hui des compétences variées : techniques, administratives, et commerciales. Beaucoup d’agriculteurs préfèrent externaliser ces tâches à des experts.</li>
<li><b>Réduction de la charge de travail</b> : La délégation des tâches permet aux agriculteurs de lever le pied, tout en assurant le bon fonctionnement de leur exploitation.</li>
<li><b>Optimisation des ressources</b> : En confiant la gestion de leur exploitation à un prestataire, les agriculteurs peuvent optimiser l’utilisation de leurs ressources (matériel, personnel) et se concentrer sur d’autres aspects de leur activité.</li>
</ol>
<p><a href="https://www.cabinetdk.com/wp-content/uploads/2024/09/5864.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-369" src="https://www.cabinetdk.com/wp-content/uploads/2024/09/5864.jpg" alt="" width="1000" height="667" srcset="https://www.cabinetdk.com/wp-content/uploads/2024/09/5864.jpg 1000w, https://www.cabinetdk.com/wp-content/uploads/2024/09/5864-300x200.jpg 300w, https://www.cabinetdk.com/wp-content/uploads/2024/09/5864-768x512.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /></a></p>
<h2>Une menace pour le modèle familial ?</h2>
<p>Si la délégation intégrale permet de soulager certains exploitants, elle pose aussi des questions quant à l’avenir du modèle traditionnel de l’exploitation familiale. Pour François Purseigle, l’essor de la délégation des travaux agricoles est révélateur d’une fragilisation de ce modèle. De nombreuses exploitations familiales, confrontées à des difficultés économiques ou à des contraintes de succession, se tournent vers des services de délégation pour maintenir leur activité.</p>
<p>Dans certains cas, la délégation des travaux peut même entraîner une transition vers des modèles d’exploitation plus industrialisés, où l’agriculteur n’est plus au centre des décisions opérationnelles quotidiennes. Cela soulève des interrogations sur la pérennité de l’agriculture familiale en France, un modèle historiquement dominant mais qui est de plus en plus mis à mal.</p>
<h2>L’avenir de la délégation intégrale</h2>
<p>La délégation intégrale des travaux agricoles semble destinée à se développer davantage dans les années à venir. Des entreprises comme InVivo sont à l’avant-garde de cette transformation, structurant un marché en pleine expansion.</p>
<p>Cependant, il sera essentiel d’observer comment ce modèle s’articulera avec les valeurs et les réalités de l’agriculture familiale. Si certains y voient une opportunité pour moderniser et professionnaliser le secteur agricole, d’autres craignent que cela ne conduise à une perte d’autonomie pour les exploitants et à un éloignement des valeurs traditionnelles de l’agriculture.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Le développement de la délégation intégrale des travaux agricoles, bien qu’amplifié par des acteurs comme InVivo, est une tendance qui s’inscrit dans un contexte plus large de transformation du secteur agricole. Ce modèle, s’il apporte des solutions à court terme pour répondre aux difficultés rencontrées par de nombreux agriculteurs, soulève également des questions quant à l’avenir de l’agriculture française. S’agit-il d’une opportunité pour moderniser le secteur ou d’une menace pour la ferme familiale ? Seul le temps nous dira si ce modèle parvient à réconcilier innovation et tradition.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Crédits photos : <a href="https://fr.freepik.com/photos-gratuite/moissonneuse-batteuse-travaillant-dans-champ_11133916.htm#fromView=search&amp;page=1&amp;position=13&amp;uuid=0bb97f87-a940-4139-8932-576908e1e063">Image de aleksandarlittlewolf sur Freepik</a>, <a href="https://fr.freepik.com/photos-gratuite/agriculteurs-detiennent-champs-tabac-modernes-cocher_3713038.htm#fromView=search&amp;page=1&amp;position=15&amp;uuid=0ee1d267-2935-4738-9ca9-c3473ab8c976">Image de jcomp sur Freepik</a></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Dynamique des Prix des Terres Agricoles en 2024 : Une Perspective Actuelle</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Caroline De Salins Kemlin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 Aug 2024 12:23:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Evaluations]]></category>
		<category><![CDATA[foncier]]></category>
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					<description><![CDATA[Évolution Récente des Prix L&#8217;année 2024 marque une période significative pour le marché des terres agricoles en France, avec des ajustements notables dans les valeurs selon le dernier barème publié au Journal Officiel. Ces ajustements reflètent les répercussions économiques, environnementales, et politiques récentes, offrant une photographie précise de l&#8217;état du marché. Facteurs d&#8217;Influence Les prix<br><a class="moretag" href="https://www.cabinetdk.com/dynamique-des-prix-des-terres-agricoles-en-2024-une-perspective-actuelle/">+ Lire Plus</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h2><strong>Évolution Récente des Prix</strong></h2>
<p>L&rsquo;année 2024 marque une période significative pour le marché des terres agricoles en France, avec des ajustements notables dans les valeurs selon le dernier barème publié au Journal Officiel. Ces ajustements reflètent les répercussions économiques, environnementales, et politiques récentes, offrant une photographie précise de l&rsquo;état du marché.</p>
<p style="text-align: center;"><a class="lts_button lts_button_sc lts_button_default lt_rounded lt_flat  " target="_blank" style="background:#2dcb73;color:#ffffff;border-color:#2dcb73;" href="https://static.ccm2.net/scrib-files/32603436.pdf"   >Télécharger le barème des prix des terres agricoles</a></p>
<h2><strong>Facteurs d&rsquo;Influence</strong></h2>
<p>Les prix des terres agricoles sont sensibles à divers facteurs :</p>
<ul>
<li><strong>Économiques</strong> : La fluctuation des prix est souvent liée aux changements dans les politiques agricoles, les subventions, et le climat économique global.</li>
<li><strong>Environnementaux</strong> : Les conditions climatiques extrêmes, qui deviennent de plus en plus fréquentes, affectent directement la fertilité des sols et, par extension, leur valeur.</li>
<li><strong>Technologiques</strong> : L&rsquo;innovation en matière d&rsquo;agriculture de précision peut également revaloriser des terrains auparavant moins prisés.</li>
</ul>
<h2><strong>Impact sur les Agriculteurs et Investisseurs</strong></h2>
<p>Pour les agriculteurs, une compréhension approfondie des tendances de prix aide à mieux planifier les expansions et les ventes de terres. Les investisseurs, quant à eux, utilisent ces données pour identifier les régions les plus rentables et sécuriser leurs investissements.</p>
<h2><strong>Perspectives Futures</strong></h2>
<p>Le secteur doit se préparer à des variations de prix continues, influencées par les négociations commerciales internationales, les politiques environnementales, et l&rsquo;évolution des technologies agricoles. Les professionnels du secteur sont encouragés à rester informés via les publications officielles et à consulter régulièrement les mises à jour du barème des prix des terres agricoles.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>La dynamique des prix des terres agricoles en 2024 est un indicateur clé de la santé économique du secteur agricole. Elle nécessite une vigilance continue de la part de tous les acteurs du domaine pour naviguer efficacement dans un environnement en constante évolution.</strong></p>
<p><strong>Pour plus de détails sur les prix spécifiques par région et pour accéder au tableau complet, les intéressés peuvent consulter le barème officiel publié : <a href="https://static.ccm2.net/scrib-files/32603436.pdf">télécharger le barème des prix des terres agricoles.</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Crédits photos : <a href="https://fr.freepik.com/photos-gratuite/femme-tenue-tablette-suivant-ferme-champ_8795381.htm#fromView=search&amp;page=1&amp;position=0&amp;uuid=1cc0347d-0303-475a-8a96-108d728a078a">Image de freepik</a></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le Droit de Préférence des Voisins sur les Propriétés Boisées : Une Protection Juridique des Espaces Forestiers</title>
		<link>https://www.cabinetdk.com/le-droit-de-preference-des-voisins-sur-les-proprietes-boisees-une-protection-juridique-des-espaces-forestiers/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Caroline De Salins Kemlin]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Jan 2024 15:02:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[foncier]]></category>
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					<description><![CDATA[Le droit de préférence sur les propriétés boisées est un dispositif juridique français qui s&#8217;applique dans certaines conditions spécifiques lors de la vente de propriétés classées comme boisées au cadastre. Voici un résumé des points clés relatifs à ce droit : Champ d&#8217;Application : Le droit de préférence des propriétaires forestiers voisins s&#8217;applique en cas de<br><a class="moretag" href="https://www.cabinetdk.com/le-droit-de-preference-des-voisins-sur-les-proprietes-boisees-une-protection-juridique-des-espaces-forestiers/">+ Lire Plus</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le droit de préférence sur les propriétés boisées est un dispositif juridique français qui s&rsquo;applique dans certaines conditions spécifiques lors de la vente de propriétés classées comme boisées au cadastre. Voici un résumé des points clés relatifs à ce droit :</p>
<ul>
<li><strong>Champ d&rsquo;Application</strong> : Le droit de préférence des propriétaires forestiers voisins s&rsquo;applique en cas de vente d&rsquo;une propriété classée au cadastre en nature de bois et d&rsquo;une superficie totale inférieure à 4 hectares. Les propriétaires d&rsquo;une parcelle boisée contiguë bénéficient de ce droit de préférence. Cela signifie qu&rsquo;ils ont la priorité pour acheter la propriété en cas de vente.</li>
<li><strong>Notification Obligatoire</strong> : Le vendeur est obligé de notifier les propriétaires des parcelles contiguës sur les conditions de la vente, y compris le prix, par lettre recommandée avec demande d&rsquo;avis de réception ou par remise contre récépissé. Cette notification est cruciale, car en cas de non-respect, la vente peut être annulée.</li>
<li><strong>Exceptions</strong> : Il existe plusieurs exceptions à l&rsquo;application de ce droit. Par exemple, il ne s&rsquo;applique pas si la vente doit déjà intervenir au profit d’un des propriétaires qui aurait pu bénéficier du droit de préférence. De plus, le droit de préférence est exclu dans certains cas comme la vente à des parents ou alliés jusqu&rsquo;au quatrième degré inclus, ou dans le cadre d&rsquo;une opération d&rsquo;intérêt général.</li>
<li><strong>Délais</strong> : Les propriétaires voisins disposent de deux mois pour exercer leur droit de préférence après notification. Une fois ce droit exercé, ils ont quatre mois pour réaliser la vente.</li>
<li><strong>Sanctions</strong> : En cas de non-respect du droit de préférence des voisins, la vente peut être annulée. L&rsquo;action en nullité doit être exercée dans un délai de 5 ans par ceux à qui la notification devait être adressée.</li>
<li><strong>Évolution Législative</strong> : Ce droit a été institué et modifié à travers diverses lois, notamment la loi n° 2010-974 du 27 juillet 2010 et la loi n° 2014-1170 du 13 octobre 2014, avec l&rsquo;objectif d&rsquo;éviter le morcellement des bois et forêts.</li>
<li><strong>Articulation avec D&rsquo;autres Droits </strong>: Ce droit de préférence peut être en concurrence avec d&rsquo;autres droits, comme ceux de la SAFER ou du Département dans les espaces naturels sensibles.</li>
</ul>
<p>En conclusion, le droit de préférence des voisins sur les propriétés boisées est un mécanisme complexe qui vise à protéger les intérêts des propriétaires forestiers voisins et à préserver l&rsquo;intégrité des espaces boisés. Pour une application correcte, il est crucial de respecter les procédures de notification et de tenir compte des diverses exceptions et conditions spécifiques.</p>
<p><em>Sources : <a href="https://www.cnpf.fr/">CNPF</a> (Centre National de la Propriété Forestière), <a href="https://chambre-gironde.notaires.fr/">la Chambre des Notaires de Gironde</a>, <a href="https://etude-perreinetassocies.notaires.fr/">Etude Perrein et Associés</a>, et le site de <a href="https://www.christian-finalteri-avocat.fr/">Maître Christian Finalteri</a>, avocat spécialisé en droit immobilier.</em></p>
<p>Pour des détails spécifiques et des conseils juridiques personnalisés, contactez-nous.</p>
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